Avez- vous encore confiance au Chef de l'Etat, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi ?

Le Président de la République, celui qui veille au respect de l'ordre, de la Loi, celui qui fait respecter la conformité de l'action publique au contrat républicain et aux règles constitutionnelles en disposant du pouvoir de mettre en branle la force publique, celui qui a les moyens d'activer par la voie disciplinaire et policière la répression de tout ce qui (lui) semble un désordre, cet homme là, donc, dans son bureau présidentiel de Beit-Salam, fait l'éloge de la transgression...

Voici ses propos : « Je pense que l'on se construit en transgressant, qu'on crée en transgressant. Moi-même j'ai créé mon personnage en transgressant certaines règles de la pensée unique. Je crois en la transgression. Mais ce qui me différencie des libertaires (dont j'avais pris soin de lui dire que c'était ma famille), c'est que pour transgresser il faut qu'il y ait des règles ! Il faut qu'il y ait de l'autorité, il faut qu'il y ait des lois. L'intérêt de la règle, de la limite, de la norme, c'est justement qu'elles permettent la transgression. Sans règles, pas de transgression.
Donc pas de liberté. Car la liberté, c'est transgresser
».

Sidérant : la saillie mérite une note sur sa fiche aux renseignements généraux...
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# Posté le vendredi 23 octobre 2009 18:34

L'ORDONNANCE DU CHEF DE L'ETAT PASSE AU BISTOURI

L'ORDONNANCE DU CHEF DE L'ETAT PASSE AU BISTOURI
La cours constitutionnelle s'est prononcée ,hier sur la requête de SAID ALI KEMAL ,président du parti CHUMA ,qui s'opposait à l'ordonnance du chef de l'Etat no 09-005 du 16 septembre 2009 du président Sambi ainsi qu'une requête des maires de Mitasmiouli Mboude concernant la loi organique relative à l'élection des députés. A travers le verdict rendu hier, les six sages de la haute juridiction ont en quelque sorte divisé la poire en deux. S'ils ont jugé ces deux ordonnances conforme à la loi, dans la forme, ils ont en même en temps donné raison au requérant ,le prince Kémal sur le fond.

Et pour arriver à ce résultat les membres de la cours constitutionnelle ont dû s'adonner à une véritable opération chirurgicale sur l'ordonnance du chef de l'Etat .Ce texte a été soigneusement passé au bistouri ,pour avoir semble t-il ménager les deux parties .Certaines décisions et dispositions figurant dans ce nouveau texte perdent leur qualité. Il s'agit précisément des articles 3,46,7,8,11,12,12 alinéa 2,13,14,15 alinéa 2,16,26,29,44,alinea2. A en croire la haute juridiction ,ces dispositions ne sont pas conforme à l'article 22 de la loi référendaire du 17 mai dernier.

En plus ,ils ne sont pas manifestement pas nécessaire pour le déroulement des législatives .Les articles restants dans cette ordonnance seront insérés à la loi électorale de 2005.Il n'en fait pas plus que cela pour susciter la joie de ceux qui s'opposaient à cette ordonnance présidentielle. "SAMBI a été sévèrement sanctionné cet après- midi .Les Comores s'inscrivent désormais dans une dynamique du respect des lois",a réagit l'avocat Said Larifou lors d'une conférence de presse qu'il a tenu au siège de son parti quelques minutes après la publication de l'arrêt de la cours.

Certains ont même avancé que suite à ce verdict rendu par la cours les législatives encours seront reportés car, le décret convoquant le corps électoral devient caduc. Un avis que ne partage pas les membres de la cour constitutionnelle ."Les élections législatives peuvent parfaitement être organisé et se dérouler avec les dispositions de laoi électorale et celle de l'ordonnance qui restent en vigueur",indique l'arrêt de la haute juridiction .Concernant la requête des maires de région de Mitsamiouli-Mboude,l a cours a constaté que la répartition n n'est pas conforme ,mais cette disposition ne relève de leur compétence. Il s'en remettent ainsi au futur parlement pour se prononcer sur la question.

LA GAZETTE

# Posté le vendredi 23 octobre 2009 06:22

Tribune libre:L'immunité journalistique

Tribune libre:L’immunité journalistique

Aux Comores, le régime d'Ali Soilihi avait nationalisé les médias dont le président lui-même avait le contrôle strict .Ahmed Abdallah, à une petite différence près n'a jamais accordé un espace aux formations politiques ou syndicales. Les tracts conçus par le Front démocratiques de Moustoifa Said Cheikh étaient diffusés clandestinement dans les mosquées et dans les vestiaires des stades du pays.

Djohar est venu instaurer la démocratie dans le pays. Les médias sont libéralisés malgré l'hostilité de certains ténors du régime, notamment, Laith Ben Ali, Directeur de Radio Comores et Soilihi Mohamed Soilih, Conseiller en communication à la Présidence de la République qui voulaient faire d'Alwatwan et de Radio Comores, les seuls médias autorisés dans le pays. A la fin des années 1990,le pays connaitra plusieurs stations de radios et de télévisions périphériques qui servent de tremplin pour la promotion de la jeune démocratie mais aussi pour la vulgarisation des valeurs sociales comoriennes. Ce qui a donc changé, ce n'est pas tellement la relation entre les médias et la démocratie, c'est bien plus les médias d'une part, et la démocratie d'autre part. Les médias se sont diversifiés, ils se sont également organisés sous la forme d'entreprises parfois puissantes . La démocratie de son coté connaît une crise de légitimité, du fait du relatif discrédit des élites tant au niveau des représentants que des gouvernants ou des experts.

Aujourd'hui, l'environnement médiatique est pollué. Tout le monde peut exercer le métier comme au vieux beau temps où tout scolarisé pouvait devenir facilement instituteur. Or les médias ont un rôle et un objectif. Ils sont chargés d'informer les gens sans essayer de les façonner. La production médiatique de la guerre du Golfe fut, dès son déclenchement, un révélateur du poids des médias dans les sociétés mais aussi de leur fragilité. CNN et Aljazeera en sont les parfaites illustrations. La couverture de cette guerre par les médias illustra une double tendance dont l'objectif était la surinformation et la désinformation.

Aux Comores, les médias plongent le peuple dans l'horreur et le manipule à longueur de journées. La conséquence en a été une modification du citoyen-individu dans tous les sens du terme mais qui n'a pas non plus, quoi qu'on en dise, totalement perdu son sens critique.

C'est de ce constat qu'est née la notion de “démocratie d'opinion”, dont la pertinence est vérifiée chaque jour du contenu parfois douteux du point de vue du respect des libertés individuelles des journalistes , des lecteurs et de certains sites internet. Que ce type de démocratie, à supposer qu'il puisse être considéré comme tel, existe, c'est une réalité incontournable ; que son pouvoir soit le témoin d'une certaine dérive des régimes démocratiques, c'est également certain, encore qu'il convienne d'en restituer l'exacte portée.

De fait il apparaît que la démocratie des médias certes modifie les règles du jeu démocratique normal, mais serait-il exagéré de faire de la politique une victime de l'influence des médias, tant ceux-ci sont nécessaires à la constitution d'un espace public, un des fondements de la démocratie? Ainsi, le journaliste doit vérifier son information avant d'informer un public assoiffé et tenu.

L'information n'est pas de la fiction ni de cauchemars ou de rêves. A lire l'article intitulé « j'ai fait un rêve » de Hassani Mmajouani, le journaliste s'éloigne de la déontologie et démissionne de son métier. Que dira demain Aboubacar Said Salim dans ses romans? Aussi, l'orientation de l'article dégage une haine dirigée contre toutes les catégories de la société à l'exception du monde journalistique. Le peuple renie les partis politiques, les personnalités, les hommes d'affaires, les magistrats, les enseignants, les médecins...Sauf les journalistes et les professionnels de médias sont sans tache.

Au journal Alwatwan, le torchon brule entre cet organe de presse gouvernemental et Albalad, l'allié privé du gouvernement . La première ayant diffusé une information non vérifiée s'obstine à reconnaitre son erreur par orgueil et mépris. C'est une guerre entre clergé régulier et clergé séculier. A comprendre le rêve de Mmajouani,on n'a pas le droit d'oublier désormais que les journalistes à plumes et ceux à crayons sont tous immunisés .

Aujourd'hui, la communication est au c½ur du débat politique à la fois comme expression démocratique et comme vecteur de manipulation. Seulement la question n'est pas si simple, et si l'essor de la communication ne prend pas le dessus sur le politique, elle suscite néanmoins de profondes mutations du politique.

Les élections législatives de 2009 aux Comores relancent le débat sur la place de la communication dans le discours politique moderne. Quels sont les ingrédients d'une bonne communication ? Peut-on l'assimiler à de la manipulation d'opinion ? L'acteur politique n'est-il pas lui-même victime de l'évolution médiatique ? L'analyse erronée de la situation politique et la préparation de l'opinion à la prolongation du mandat de Sambi à 2013 au lieu de 2010 n'est-elle pas une conséquence inéluctable de l'information? Pourtant, la plume d'Ahmed Ali Amir tente de ramener l'opinion dans ce sens au lieu de positiver les acquis d'un processus de réconciliation nationale qui a permis de stabiliser relativement le pays sur les plans politique et socio économique. Le problème est donc de savoir quelle est la nature de la relation entre media et opinion. En d'autres termes, peut-on dire que les journalistes font leur travail d'information en relations étroites avec les attentes de l'opinion? Ou ne cherchent-ils pas à la manipuler ou, pour le moins, à l'influencer?

Il est évident que les médias sont de puissants ressorts contrôlés, orientés, et instrumentalisés par une minorité de journalistes, l'élite journalistique, dont le rôle éminent est au c½ur de nombreuses polémiques. Qui peut ignorer le rôle d'Ali Moindjié,Hassani Madjouani, Mohamed Hassane, Ahmed Ali Amir ou Ali Djaé dans le paysage journalistique des Comores? C'est à cette élite et à sa composition, son rôle, son influence, que désormais l'on s'intéresse. L'analyse d'une telle élite s'avère inséparable d'une interrogation sur les fondements de sa légitimité, nécessitant une approche globale du champ dans laquelle elle s'insère ainsi qu'un examen des rapports qu'elle entretient avec les autres instances en jeu dans le processus de l'information comme le dit ,Rémy Rieffel .Si ailleurs les journalistes ne peuvent pas mener leurs interviews librement car les questions sont triées et choisies à l'avance, aux Comores ,on veut nous faire comprendre que personne ne peut réagir sur les écrits des journalistes comoriens. Tant pis pour Soilih Mohamed Soilih qui n'évolue pas depuis qu'il a fait les couloirs de Beit Salaam en 1992.

On n'a pas le droit de critiquer Fréderic Mitterrand pour ses écrits par ce qu'il est artiste. On a pas le droit de critiquer Roman Polanski parce qu'il est cinéaste réalisateur et aujourd'hui, on a pas le droit de critiquer Ahmed Ali Amir par ce qu'il est journaliste.

A entendre Soilih Mohamed Soilih aujourd'hui qui s'est élevé en journaliste (sans référence ni organe de presse affilié) parce qu'on a réagi ,à la lecture d'un article d'Ahmed Ali Amir ceci prouve les limites de ceux qui défendent une déontologie qu'ils n'ont pas apprise. Le peuple aura compris que les journalistes comoriens jouissent d'une immunité journalistique qui ne peut pas être violée.

Ali Mohamed Tabibou

# Posté le vendredi 23 octobre 2009 05:42

Modifié le vendredi 23 octobre 2009 06:04

Tournoi Cosafa : Les Coelacanthes des Comores ne sont pas en fossile

Tournoi Cosafa : Les Coelacanthes  des Comores ne sont pas en fossile

L'équipe nationale de football a obtenu son tout premier point de la Coupe de la confédération de football de l'Afrique australe (Cosafa) après son match nul face au Botswana. C'était le dimanche 18 octobre au stade Barbourfields à Bulawayo, au Zimbabwe.Après deux journées de cette phase éliminatoire de la poule B, les Comoriens ont réussi une belle prestation, au même titre que les Swazilandais qui ont battu les Pirates des Seychelles par le score de 2 buts à 1.L'excellente prestation de l'équipe nationale comorienne lui a valu, le lendemain, les éloges de la presse zimbabwéenne. Les hommes de Stanley Tshosane, coach botswanais, n'ont pas pu bousculer la défense des Coelacanthes. Ce mardi après-midi, les Comores vont se mesurer aux Pirates des Seychelles toujours au stade Barbourfields à Bulawayo, deuxième ville de Zimbabwé. Les Comores occupent actuellement la deuxième place du groupe avec 1 point derrière le Swaziland, qui comptabilise 3 points plus 2 buts de différence.

Après avoir concédé le match nul, le 16 octobre au stade Bourbafilds à Bulawayo, face au Botswana, les Coelacanthes des Comores ont remporté trois précieux points, mardi 20 octobre, face aux Seychelles (2 buts à 1).Ces deux buts ont été marqués par Mohamed Mouigni alias Rama et Ahmed Ali. La première partie s'est soldée par le score de 1 but à 0 en faveur des C½lacanthes. C'est Ahmed Ali qui a inscrit ce premier but comorien à la 7ème minute.

Peu après la reprise de la deuxième période, à la 53e minute, le Seychellois Anakora a réussi l'égalisation. Il a fallu attendre la 76e minute pour voir le capitaine de la sélection nationale, Rama, mettre les Comores à l'abri en aggravant le score (2 buts à 1).

Avec cette victoire, les Coelacanthes totalisent 4 points. La presse zimbabwéenne a élu le latéral gauche comorien, Ali Rassoul alias Dijana ''l'homme du match''. Le milieu de terrain des Coelacanthes Damine Abdoulhamiou a écopé d'un carton jaune à la 14e minute. Malgré cette sanction, Dijana a reçu tous les éloges des confrères zimbabwéens.

# Posté le mercredi 21 octobre 2009 05:00

Législatives 2009. Au sécours!Pénurie de candidats aux élections.

Législatives  2009. Au sécours!Pénurie de candidats aux élections.
Aux Comores,depuis l'élection du président Sambi à la magistrature suprême,tout est devenu problématique ,compromettant et compromis. Le pays vit au rythme des pénuries.Pénurie de carburant,pénurie de ciment,pénurie du riz, pénurie des mabawa.,pénurie des salaires,...Et aujourd'hui, c'est la pénurie des candidats aux législatives.Du jamais vu mais ....Pourtant les élections législatives comoriennes devraient avoir lieu le 29 novembre, le second tour étant fixé au 13 décembre. Ce sont 33 sièges de députés qui sont à pourvoir, dont 24 élus et 9 désignés par le conseil de chacune des trois îles.

A jour j-3 de la data butoir de dépôt des candidatures aux législatives,aucun candidat ne s'est manifesté en tout cas à NGAZIDJA.Et pourtant, les intentions se font déclarer dans nos villes et villages.Des noms circulent,ici et là,mais pas auprès des organes institués pour recevoir ces candidatures."Des personnes passent au niveau de la commission éléctorale insulaire pour demander les conditions pour être candidat mais ils ne déposent aucun dossier ",déclare le president de cette commission à NGAZIDJA,SOILIHI MOHAMED SOILIHI.

Ce climat morose qui entoure le dépôt des candidatures inquiète cet organe insulaire .La commission s'est même trouvée dans l'obligation de tirer la sonnette d'alarme, en faisant un communiqué dans les médias pour rappeler aux gens "que le delai de dépôt des dossiers de candidatures sera clos le 23 octobre 2009 à minuit".
Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce malaise. La constitution du dossier de candidature n'est pas aussi facile qu'on le croit.Il faut 10 documents pour le constituer .Et quant les difficultés rencontrées pour la reproduction des actes administratifs ,il y a de quoi à craindre du retard ."On demande un certeficat de nationalité et pour l'avoir ,il faut plusieurs jours .

En plus,c'est en deux exemplaires qu'il faut déposer ",ajoute SOLIHI MOHAMED SOILIHI qui s'ennuie dans son bureau, faute de candidats.L'autre document qui peut être une cause de cette lenteur ,la présentation de la carte d'élécteur ."J'ai vu deux prétendants mais ils sont venus sans carte d'élécteur.On les dirige vers le secretariat administratif permanent.Souvent, les Comoriens ne gardent pas longtemps leur carte ,assure le president de la CEI. Peut-être aussi que chaque candidat attend jusqu'à la dérnière minute pour se manifester.On risque d'être envahi par les candidats au dernier jour. Du côté des partis politiques ,on ne se bouscule pas.

SAID ALI KEMAL se demende même s'il y aura bien des éléctions .Mais, poursuit-il ,les candidatures seront envoyées à temps .Les pretendants ont quelques jours devant eux.Les candidats de la mouvance présidentielle seront sans doute connus ce mercredi . Selon le numéro un du parti ,DJAE AHAMADA qui n'est autre que le ministre des Télécommunications,"une cérémonie se tiendra à l'hôtel le MORONI pour dévoiler les candidats du pouvoir.Le parti de l'entente des comores(PEC) annonce 2 députés et des conseillers dans cette bataille éléctorale,mais le dépôt non plus ne s'est pas fait.Son leader Me FAHMI explique que "le moment est au bouclage .Il a fallu bien préparer notamment en cherchant les suppléants."Mais qu'adviendra –il des législatives si aucun candidat ne s'est manifesté le jour j à minuit?Le president de la commission éléctorale à Ngazidja estime que"candidats ou pas ,le vote aura lieu à la date fixée.Et il n'y aura pas de prolongation de la date de depôt".Alors pour qui les élécteurs iront-ils donc voter le 29 novembre prochain?

LA GAZETTE DES COMORES
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# Posté le mercredi 21 octobre 2009 04:41