Dossar livre la face cachée des législatives de 2009

Dossar livre la face cachée des législatives de 2009

Dans une interview exclusive accordée au journal Albalad par Mohamed Bacar Dossar, Directeur de Cabinet du président Sambi,ce dernier confirme que le mandat présidentiel est passé de 4 à 5 ans. DOSSAR, directeur de Cabinet du chef de l'Etat, considéré comme le no2 du régime SAMBI ,donne les raisons de l'accord qu'il vient de signer avec l'opposition et défend le bilan du régime actuel. S'agissant du mandat du président passé de 4 à 5 ans ,le directeur de Cabinet du président Sambi et, chargé de la Défense estime "que cette disposition doit s'appliquer dès maintenant".

Sur la question de savoir si ces élections vont se jouer sur le bilan du gouvernement ou sur l'hypothèse d'un prolongement du mandat du président SAMBI, le directeur de cabinet du Rais réplique que les deux éléments vont peser. Il confirme également que le prolongement de mandat n'est pas concerné par ce scrutin .Il est destiné à l'harmonisation des élections. Il ajoute qu'il ne faut pas oublier que le mandat présidentiel est passé de 4 à 5 ans depuis la réforme constitutionnelle .

Et Dossar de conclure qu'il pense que cette disposition doit s'appliquer dès maintenant .Tout le monde est d'accord y compris les Moheliens .Et ils ont fait campagne avec Sambi sur cela. Sur le terrain du bilan, il essaye de rassurer que le régime n'a pas à rougir .Il ya bel et bien des dossiers à abattre: la libération d'Anjouan, le dossier FRPC avec le FMI, l'ouverture aux pays arabes et les perspectives, les chantiers des petits ports, le dragage des ports de MUTSAMUDU et MORONI. Il y a ,vraiment des raisons d'avoir de l'espoir ,déclare toujours le directeur de cabinet du chef de l'Etat.

# Posté le mercredi 28 octobre 2009 04:22

PELERINAGE 2009:UN FIASCO?

PELERINAGE 2009:UN FIASCO?

La nouvelle vient de tomber ,la compagnie EGYPTAIR n'atterrira pas sur le sol comorien pour transporter les candidats au pèlerinage de l'édition 2009!A en croire des sources proches du dossier ,NAS-GLOB et son partenaire local COMORES tours voyage n'ont pas pu arracher "un contrat",pourtant d'autres professionnels ,de la place jusqu'ici écarté et interdits ,de toutes démarches l'ont obtenu.

La GAZETTE DES COMORES a pu s'en procurer une copie. Le syndicat des agences de voyages(SNAV) par la voix de son président appellera de toutes ses v½ux à la sagesse afin de sauver l'édition 2009.Injoignable toute la journée d'hier ,le ministre en charge des Affaires islamiques serait même trop chargé selon son entourage pour revoir quiconque. Le secrétaire général et le conseiller technique dudit ministère et de surcroit un des principaux responsables de la commission nationale d'organisation du pèlerinage ,refusent de communiquer sur ce dossier.

Face à notre insistance ce dernier finira par nous confier que le départ des pèlerins comoriens est maintenu pour la période du 06 au 09 novembre et qu'une compagnie étrangère dont il avoue ignorer malheureusement le nom, assurera la "rotation"."Pour toutes fins utiles, prenez contacts avec le responsable de l'agence chargée de l'opération !(COMORES TOURS, ndrl). C'est justement à partir de ce revirement de dernière minutes que le président de la principale organisation professionnelle du secteur, et patron de l'agence GTI ,ABDALLAH MOHAMED KASSIM ,affirmera que face à cette situation cacophonique constatée à une semaine des premiers départs vers les lieus saints "il y a eu lieu de craindre à un fiasco".

MME HARBI ,la responsable de NAS-GLOB aurait avoué en présence des autorités qu'elle n'a pas pu arracher un contrat avec la compagnie égyptienne. Or ,dès le début ,le SNAV avait pressenti le risque d'une mauvaise surprise ,c'est ainsi que nous avons refuser de verser le package auprès de la dite AGENCE et de son partenaire national, laissera entendre le président du syndicat.

La GAZETTE DES COMORES
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# Posté le mercredi 28 octobre 2009 04:06

Mohéli en campagne

Mohéli en campagne

La bataille à MOHELI s'annonce très rude. A quelques heures seulement de la clôture des dépôts des candidatures qui étaient prévue pour vendredi dernier à minuit ,un nouveau schéma sur les tendances politiques différent de ce qu'on avait à croire ,se dessine à MOHELI. Il y a quelques mois de cela l'on parlait d'une option à candidature unique pour l'UPAD(UNION POUR L'ALTERNANCE DE 2010) qui sera appuyé plus tard par l'Union de l'opposition .Seul exception ,l'ex-président FAZUL qui avait, dès le départ choisi de faire cavalier seul. L'on croyait ainsi, à trois tendances y compris celle de la mouvance présidentielle, ce qui n'est plus le cas . D'abord le FPC (front populaire des Comores) de MOHAMED HASSANALY quitte subitement et à quelques heures seulement de la date butoir ,en l'absence de son leader qui se trouve à l'étranger ,pour aller se rallier à FAZUL.

Une stratégie ou une déception? Selon certains proches du FPC, il s'agit d'une pure déception. La mouvance de l'exécutif de l'île de Mohéli quant à elle ,devenue depuis quelques semaines des collaborateurs du pouvoir central, présente des candidats qui se déclarent ouvertement de l'opposition .N'est-ce pas un véritable jeu de cache-cache? Du côté de la mouvance présidentielle, quelques choses qui peut se ressembler à ce jeu se passe .Il ya trois jours ,l'on assisté à une intervention musclée de la gendarmerie pour prendre la voiture que conduisait le chef de cabinet civile à la présidence de Beit -Salam, ABDOU BACAR SOIHIR. L'on apprendra plus tard que probablement c'est parce qu'il s'entête à se présenter candidat dans la région de NIOUMACHOUOI où le coordinateur de l'UNION à MOHELI est encore candidat.

D'autres sources précisent qu'ABDOU BACAR SOIHIR sera candidat pour le patron de CBE -MAHAMOUD ALI MOHAMED .Il est à noter qu'ici à MOHELI plusieurs des prétendants candidats sans étiquettes ,sont officiellement des "candidats CBE" qui s'éparpillent dans presque toutes les circonscriptions .Ce patron est présenté comme un potentiel vice-président du prétendant candidat à la première magistrature du pays le vieux ASSANALY et probablement candidat pour les présidentielles après le tour de MOHELI "s'il en aura".Les femmes veulent eux aussi se faire entendre. Dans la seule circonscription no 2 de Fomboni Mombassa de la préfecture de FOMBONI,5 noms féminins sont cités.MME SITTI KASSIM,la commissaire chargée du genre dans le gouvernement central, Mme Hidaya Salim, l'ex chargée des conditions féminines ,dans le pouvoir insulaire, FATIMA MMADI l'adjointe du préfet du centre, MME HADIDJA MANSOUR professeur, MME LAILINE ZIDINE instructrice.

Le prolongement d'une semaine de la durée du dépôt ,a fait que ce même jour du vendredi 13 aux environs de 21 heures beaucoup sont ceux qui ont renoncé de se présenter pour le dépôt. Avec le temps ,la conjoncture politique va probablement changer. Jusqu'à minuit en tout cas,9 candidatures sont déposées sur les 4 circonscriptions pour les députés et 13 candidatures sur neufs circonscriptions pour les conseillers de l'îles. Des gros calibres ,il n'y en a pas beaucoup ,HAMADA MMADI BOLERO pour l'opposition va rivaliser contre oustadh ABACAR soutenu par FPC et UCP de FAZUL et Ahmed daroumi l'ingénieur du projet "bâtissons les Comores" de la mouvance présidentielle sur la circonscription no 1 allant de DJOIEZI à SALAMANI pour des députés. C'est la circonscription la plus convoitée ,celle de Ministre OUKACHA ,le fief de FAZUL et HAMADI MADI BOLERO ainsi que IKILILOU DHOININE ,VICE PRESIDENT ,chacun ayant sa part électoral.

BIANRIFI TARMIDHI ,l'ancien Premier ministre du président Azali ,dans la région de Nioumachouoi ,va affronter l'ancien Ministre de Fazul, originaire de NDRONDRONI, l'une des plus grandes agglomérations de MOHELI. Le coordinateur et le chef de cabinet civil du moins s'ils le restent toujours ,sont également dans cette région allant de Nioumachouoi jusqu'à HAMBA ,en passant par MIRINGONI ,le fief de ABDOU BACAR SOIHIR. Pour ainsi dire que le combat sera dur dans cette région et aussi à MOHELI.

MOUAYAD SALIM
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# Posté le mercredi 28 octobre 2009 03:54

Crash : Le pilote avait appliqué les consignes d'atterrissage

Crash : Le pilote avait appliqué les consignes d’atterrissage


Le pilote de l'A310 yéménite abimé au karge de Ngazidja le 30 juin, « appliquait les consignes pour atterir comme il se devait », selon le chef du Bureau Enquaete et Analyses (BEA) français, Paul-Louis Arslanian.

Cette déclaration a été faite au cours d'une réunion d'information tenue entre le collectif français des familles des victimes à Marseille et les avocats de l'association, fin septembre, sans doute pour mettre fin aux rumeurs faisaient état d'une erreur de pilotage.

Selon le compte rendu signé par l'avocat Mihdhoir Ali, le pilote avait été informé des conditions météo et de la force du vent. Les procédures, selon le BEA, avaient été respectées tant par le pilote que par le contrôleur aérien. « Les relations entre l'équipage dans l'avion et la tour de control étaient très bonne (...) rien ne laissait entrevoir le moindre problème ni la moindre inquiétude par rapport au vol », a rapporté l'avocat.

Salon M.Arslanian, les vents étaient très forts, en provenance du Sud, environ 30 n½uds. Ainsi, l'avion devait atterrir face au sud pour être dans le sens contraire au vent. Le pilote appliquait donc les consignes pour atterrir comme il se devait quand, soudain, l'avion ne s'est plus trouvé dans la trajectoire. « Trois minutes plus tard l'accident est intervenu ». La question de savoir pourquoi l'avion est sorti de la trajectoire reste tout entière, a noté l'avocat Mihidhoir Ali. Par ailleurs des experts des instruments de bord ne montre pas de sauts brusques, selon le quotidien la Provence. Une légère évolution du niveau moyen est cependant visible 11 minutes avant le crash ». Cette « montée du son » explique soit un affolement ou un incident à bord de la cabine.

Au terme de l'enquête, c'est l'Union des Comores qui rédigera le projet de rapport final et procédera à sa publication. Le directeur du BEA a mentioné que cette publication intervient généralement entre 1 et 3ans après l'accident.

Al-hamdi Abdillah
Albalad
27/10/2009

# Posté le mardi 27 octobre 2009 10:37

Une caricature de législatives plébiscitaires

Une caricature de législatives  plébiscitaires

Le président Ahmed Abdallah Sambi a remporté une très large victoire au référendum du 17 mai 2009, sur les réformes constitutionnelles qui visait implicitement à allonger la durée de sa présidence jusqu'à 2013 au lieu de 2010 . Sambi, parvenu au pouvoir à la faveur d'une élection pluraliste et démocratique en mai 2006 , a vu sa proposition obtenir plus de 90 % des suffrages, la participation atteignant plus de 60%, d'après les chiffres officiels. Cependant les résultats de ce référendum sont fortement contestables. D'après Human Rights Watch , les irrégularités observées au cours du référendum ont dépassé ses pires craintes.
D'après les observateurs bénévoles et indépendants, la très grande majorité des votants étaient des « électeurs captifs » : chômeurs en quête de travail, employés des institutions étatiques, travailleurs dans les sociétés d'Etat, prisonniers, des déplacés anjouanais.... .etc.

La participation volontaire a en vérité été très faible. Les femmes – mis à part les fonctionnaires , se sont abstenues en masse, le mot d'ordre de boycott de l'opposition ayant été bien suivi . Par ailleurs, on a aussi dénoncé la grande fréquence des votes multiples. Dans l'une des circonscriptions par exemple, les électeurs ont pu voter dans chacun des 11 bureaux de vote. En l'absence de listes électorales, seule une marque à l'encre « indélébile » sur la main des électeurs devrait empêcher les votes multiples, or dans de nombreux endroits, ce marquage n'a pas eu lieu et en tout état de cause, l'encre était délébile...

L'on rapporte également la distribution de faux papiers : les autorités ont émis des papiers photocopiés faisant office de cartes d'identité. Des Malgaches, des refoulés de Mayotte et des Anjouanais ambulants auraient ainsi été autorisés à voter. Dans de nombreux bureaux de vote, les assesseurs et les militaires ont reçu l'instruction de bourrer les urnes.

Le secret du vote n'a pas du tout été respecté. De nombreux électeurs ont été vus en train de tamponner les bulletins en face des assesseurs. Bien que les gens étaient libres de voter où qu'ils se trouvent, des bus entiers de personnes ont été voter à des kilomètres de chez eux.Même des enfants issus des familles de la mouvance présidentielle ont été encouragés à voter. La manière dont les électeurs ont été amenés à voter et l'abus flagrant des procédures électorales ont perverti le concept même de choix démocratique . Cette expérience prétendument démocratique jette une ombre inquiétante sur la renaissance démocratique aux Comores.

A quelques semaines des élections législatives, les observateurs notent que les interventions du Chef de l'Etat sur le terrain constituent une escalade spectaculaire dans la généralisation de la corruption politique aux Comores, éloignant chaque jour tout espoir de démocratie dans ce pays. En effet, ce n'est pas l'Etat qui intervient dans les milieux ruraux mais c'est la Fondation Sambi/Hajira Djoudi ,autrement dit la Fondation 2 000 000fc qui fait désormais la campagne des élections législatives de la mouvance. Partout où Sambi passe, il signe un chèque de 2 000 000 fc.
Cette nouvelle façon de faire intervient dans un contexte d'atteintes répétées contre la démocratie et les droits de l'Homme. Les décisions arbitraires de mettre des politiques en prison, le fait de monnayer la souveraineté du pays, la vente de la citoyenneté nationale, les assassinats politiques, les opérations organisées d'évasions des prisonniers, la mainmise sur le judiciaire , l'instrumentalisation des médias laissent planer beaucoup de doute sur les législatives annoncées. Le Président Sambi organise un simulacre d'élections législatives où la corruption électorale semble déjà flagrante . Ces violations des droits fondamentaux constituent et créent les conditions d'une radicalisation et de la généralisation des appétits d'une violence politique aux Comores.

C'est pourquoi, il est important et nécessaire de pousser les autorités comoriennes à :

-diligenter une enquête indépendante et impartiale chargée de faire la lumière sur les assassinats politiques notamment celui de M. Farouk Mohamed et traduire les responsables devant la justice, en assurant le respect du droit à un procès équitable ;
-garantir l'intégrité physique et morale des acteurs politiques aux Comores;
-garantir l'intégrité physique et une liberté d'action effective aux avocats et journalistes indépendants, opposants politiques, défenseurs des droits de l'Homme et acteurs de la société civile
.

Pour illustrer cette requête,il est important que ceux qui étaient à l'origine de l'assassinat du syndicaliste,Farouk Mohamed sont déjà dans la course des élections législatives dans la circonscription de Hambou.

Aujourd'hui, l'Union Africaine n'entends pas déployer des observateurs militaires et civils, à l'occasion des législatives. Mais à ceux qui financeront le scrutin de connaitre dès maintenant les garanties d'une élection libre, démocratique et transparente qui ne sera pas à l'image des présidentielles iraniennes.

Ali Mohamed Tabibou
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# Posté le mardi 27 octobre 2009 06:50

Modifié le mardi 27 octobre 2009 11:26