Le président Sambi en Tanzanie

Le président Sambi en Tanzanie
Le président Sambi se trouve actuellement à Tanzanie accompagné de son vice-président Idi et de Bacar Dossar chargé de la défense.Ce voyage de Sambi laisse entendre dans les rues de Moroni qu'un débarquement serait en préparation pour aller déloger Mohamed Bacar.Cette visite interveint deux semaines après celle du chef de l'Etat Major,le lieutenant-colonel Salimou Mohamed Amir.On sait la position de l'UA et des pays amis des comores qui souhaiteraient que cette crise se règle par la voix du dialogue excepté la Tanzanie......Affaire à suivre

Source:nouvellesdescomores.centerblog.net

# Posté le lundi 20 août 2007 18:20

Modifié le mardi 21 août 2007 08:21

Tribune Libre

Tribune Libre
Le document présenté à la 87ème Réunion du Conseil de Paix et de
Sécurité du 13 août 2007 à Addis Abeba, par le Président de la
commission sur la situation aux Comores et intitulé « PSC/PR/2
(LXXXVIII) « Rapport du Président de la commission sur la situation
aux Comores » a 14 pages est un rapport qui met dos à dos Sambi et
Mohamed Bacar! Je disais ici que le Représentant de l'ONU a bien dit
que seule une méthode pacifique sera autorisée à Anjouan!
Toutefois, tout le monde a entendu l'intervention de Mohamed Nafion
conseiller du Ministre Amadi Dajaffar qui disait que maintenant il
n 'y aura plus de négociations avec anjouan; au mieux, bacar et ses
hommes pourraient demander l'exil car Sambi va consulter au niveau
bilatéral pour intervenir très vite à anjouan! Avant de vous reveler
la vérité, je voudari d'abord que les habarinautes sachent qui est
Mohamed Nafion: Né à Mutsamudu Anjouan, il fut le porte-parole du
mouvement sépâratiste et de la délégation séparatiste lors de toutes
les négociations avec l'état comorien! Considéré comme un des cerveaux
du colonel Abeid, Nafion fut très courtisé par tout le monde inclus
l'oua! Aprsè la signature de l'accord de fomboni et le coup d'île de
mohamed bacar contre abeid, Nafion a rejoint son "oncle" Caambi el
yachrutu et pendant tout le reigne d'azali il fut le conseiller le
plus écouté du vice président caambi! Aujourd'hui, fidèle à sa façon
de faire la politique, après avoir soutenu Caambi aux présidentielles,
il est le conseiller le plus écouté d'amadi djaffar aux affaires
étrangères et c'est ainsi qu'il a préféré mentir à Aha au lieu de lui
dire ce qui s'est passé à Addis!
Tout le monde sait que la Tanzanie a toujours voulu l'option militaire
contre anjouan depuis le début de la crise; d'autant que l'actuel
Président tanzien fut le ministre des affaires étrangères de la
Tanzanie lors de toutes les négociations avec les séparatistes et il
n'a jamais caché ses intentions! Alors à addis lorsque Idi et Amadi
Djaffar on constaté que même l'afrique du sud est contre l'option
militaire et qu'en tous les cas il faudra bien l'aval de l'onu, alors
ils ont demandé et si Sambi passait par le bilatéral? Bien sûr chaque
Etat membre de l'union africaine et de l'onu a le droit légitime de
signer des accords militaires avec un autre Etat! Ainsi, ils ont vite
téléphoné à Sambi de rencontrer vite le Président Kikwétré de la
Tanzanie pour que l'armée tanzanienne intervienne à anjouan avant la
fin du ramadan et Sambi est parti à Dar es Salam pendant vous lisez
cette information!
Mais la réalité tout le monde la connaît: la TAnzanie s'enfout de
nous; en voulant montrer les muscles ainsi là où aucun pays ne
comprend ses intentions, la Tanzanie qui a des sérieux problèmes à
Zanzibar veut faire peur aux séparatistes zanzibarites et trouver du
coup une raison d'intervenir à Zanzibar estimant que c'est la même
situation! Alors encore une fois, l'entourage de Sambi est entrain de
le mener en péril! Les malgaches aussitôt ont dit non car selon eux
lorsque la tanzanie interviendra à anjouan, la France fermera ses
frontières maoraises et beaucoup de personnes prendront la mer pour
majunga! Chers amis de Aha je vous en prie dites-lui que tout ce qui
manqué à son tableau sombre fut d'avoir fait des comores une plaque
tournante où désormais des champs de bataille s'y dérouleront! Cette
diplomatie qui ne tienne pas compte de la géopolitique régionale
amenera notre pays au chaos total et tous nos partenaires nous
regardent et attendent! d'ailleurs cette fois_ci apparemment il n'y
aura pas de coup d'état ou de président assassiné: la france et les
autres ont bien décidé de nous laisser faire ce que bon nous emble
jusqu'à ce que nous comprenions! Héwé Aha nguritriyo harumwa tabu né
madjirani arudi tanzaniya wawo ngwadjo pvéha madjéshi waliyo na sida
hama nda pvala wahenda ugandra! Aridjayiliya!!!!!!!

Sources: Forum de Habari

# Posté le samedi 18 août 2007 20:05

Réactions après le communiqué du CPS

Réactions après le communiqué du CPS
porte-parole du gouvernement anjouanais, Mohamed Abdou Madi, peste contre l'Union africaine et qualifie d' « arbitraires » les conclusions de la dernière réunion du Conseil de paix et de sécurité (CPS). Pour rappel, le CPS a décidé de prolonger de quatre mois le mandat de la force de l'Union africaine aux Comores (jusqu'au 31 décembre 2007) et de renforcer ses effectifs. Pour Mjamawé, il est anormal que le gouvernement comorien soit invité à présenter sa communication à Addis-Abeba alors que la partie anjouanaise ne l'était pas. « Il s'agit d'un traitement partial et partisan » dit-il. Selon encore Mohamed Abdou, l'UA aura beau prolonger le mandat de la Mission d'assistance électorale et sécuritaire (Maes), « il n'y aura pas une deuxième élection à Anjouan » jure-t-il.
Du coté des autorités de l'Union, on affiche une certaine satisfaction. C'est notamment le cas de M. Abdourahim Said Bacar qui pense que l'Union africaine va aujourd'hui dans le sens de la position de l'Etat comorien. « Le fait que le CPS n'exclut aucune option, y compris militaire si nécessaire est une avancée notable dans le dossier » dit-il.

# Posté le vendredi 17 août 2007 07:20

L'origine de la tragédie des kwassa-kwassa

L'origine de la tragédie des kwassa-kwassa C'est sur la base de deux
référendums illégaux sur le plan du droit international que Mayotte a été séparé
de l'État comorien. De plus, les conditions dans lesquelles se sont tenues ces
deux scrutins étaient loin d'être sereines et amènent à douter de la sincérité
des résultats. Le prix payé aujourd'hui par ces man½uvres néocoloniales d'hier
est le drame quotidien qui se joue dans les 70 kilomètres d'océan qui séparent
Mayotte d'Anjouan. Le prix est aussi la montée de la violence entre les Mahorais
et les autres habitants de l'archipel qui souhaitent séjourner dans l'île aux
Parfums.

Le 22 décembre 1974, 93% de la population du Territoire d'Outre-mer des Comores
se prononce pour l'indépendance. Le TOM composé de la Grande-Comore, de Mohéli,
d'Anjouan et de Mayotte va donc devenir une République indépendante.
Le 27 juin 1975, à Paris, la majorité parlementaire et le gouvernement
giscardien changent les règles : puisque dans une des 4 îles, le résultat du
scrutin d'autodétermination était différent, un nouveau référendum sera organisé
dans les 4 îles, avec une prise en compte des résultats île par île. Le 22
décembre 1974, 35% des électeurs de Mayotte avaient voté pour l'indépendance. Il
faut rappeler qu'à cette époque, Mayotte avait une population de 40.000
habitants, alors que le TOM des Comores auquel l'île était intégrée comptait
300.000 personnes.
Dans "Témoignages" du 2 juillet 1975 ; le Comité Réunionnais pour la Paix voit
dans cette décision du gouvernement la volonté « de porter atteinte à
l'intégrité territoriale de l'archipel et à l'unité nationale en détachant
Mayotte des autres îles, créant ainsi les conditions d'une tension venant
justifier une intervention militaire et l'installation d'une base. Ce serait
ainsi la troisième base militaire française de l'Océan Indien après Djibouti et
La Réunion. Déjà, les prises de position du gouvernement territorial et de
l'Assemblée territoriale comorienne ainsi que des manifestations populaires ont
démontré que le peuple comorien se rassemblait pour obtenir l'indépendance de
l'archipel tout entier et arrêter l'engrenage de la dislocation, de la sécession
et de l'agression militaire ».
Ce rassemblement comorien se traduit par la déclaration d'indépendance du 6
juillet 1975. Acte confirmé par la proclamation du 24 septembre 1976, c'est ce
que reconnaît le droit international.

Le 8 février 1976, le référendum décidé par Paris a lieu à Mayotte où
entre-temps, 2.000 opposants au gouvernement français ont été expulsés. Un an
avant, 63% des Mahorais avait voté contre l'indépendance, ce score a gonflé pour
atteindre 99%. Un scrutin condamné par l'OUA, et dont le résultat a été obtenu
de manière contestable, écrit "Témoignages" du 10 février 1976 : « Ils n'étaient
que 64% en décembre 1974. Par la grâce de Michel Debré et d'Olivier Stirn, le
tableau a pris des couleurs mirobolantes. D'incroyables et d'invraisemblables
couleurs. Comme au bon vieux temps des miracles coloniaux. Comme aux pires
périodes des triomphes électoraux arrangés par le pouvoir colonial ».
Mais ce n'est pas tout. Le gouvernement français va organiser un troisième
référendum à Mayotte le 11 avril suivant. La question posée est simple : les
Mahorais veulent-ils rester un Territoire d'Outre-mer, oui ou non ? Mais le
résultat du vote n'allait pas du tout répondre à la question posée !
Un dirigeant de la droite ultra de Mayotte avait en effet décidé de la présence
d'un troisième bulletin dans les bureaux de vote. Celui de "oui" au statut de
département d'Outre-mer. Et c'est ce "oui" au DOM qui l'emporta à 79,6% !
Résultat, Mayotte devint alors une collectivité territoriale à caractère
départemental, puis une collectivité départementale en 2001 après un référendum
local en 2000.
Aujourd'hui, les kwassa-kwassa sont le résultat de ces man½uvres qui ont inscrit
une instabilité durable dans l'archipel des Comores.
Retour à travers quelques articles de "Témoignages" sur ces événements qui ont
plongé l'archipel dans une instabilité durable. Manuel Marchal

Djaanfar Salim Allaoui, Ministre de l'Intérieur d'Anjouan
Sur la base de la réalité historique, la France ne doit rester spectatrice

Dans une interview accordée à "Témoignages" en novembre 2005, le Ministre de
l'Intérieur d'Anjouan apporte un éclairage sur l'émigration anjouanaise à
Mayotte.

« En 1974, il n'y avait que 60.000 habitants à Mayotte. On a alors encouragé les
Comoriens, et notamment les Anjouanais, traditionnellement durs à la tâche, à
venir s'installer à Mayotte. Le fait qu'ils n'aient pas de papiers n'a posé
aucun problème. Au contraire, comme il s'agissait d'une main-d'½uvre pas chère,
les Anjouanais ont été employés et continuent à être employés clandestinement
par tout le monde, y compris par les élus qui crient aujourd'hui au
"trop-plein". Je le dis et je le répète, les Anjouanais ont la culture du
travail. Ils sont agriculteurs, maçons, charpentiers, soudeurs... Ils ont de
l'ambition. Malgré les bas salaires, beaucoup d'entre eux se sont élevés dans
l'échelle sociale. Ils sont devenus un élément incontournable dans le
fonctionnement de l'économie mahoraise.
Ils ont construit des maisons, acheté des voitures, leurs enfants réussissent
leurs études et voilà brusquement qu'ils deviennent indésirables. C'est curieux.
(...)
Nous estimons que c'est à la France de trouver le cadre légal le mieux approprié
pour que nos 2 peuples puissent vivre harmonieusement. Nous ne disons pas cela
pour nous défausser - nous sommes prêts à tous les efforts -, mais simplement
parce que nous nous basons sur la réalité historique. Par son passé et son
action dans l'Histoire récente de l'archipel, la France a de lourdes
responsabilités dans la situation actuelle. De ce fait, elle ne peut "filer à la
française" et assister en spectatrice au bain de sang qui en train de se
préparer à Mayotte si on laisse les choses perdurer. Il y a un déficit de
dialogue entre Paris et nous. Nous lui renouvelons notre appel à aider notre
peuple à se fixer ici à Anjouan. Nous le faisons de manière d'autant plus
pressante que nous sommes désormais confrontés à un nouveau problème, celui du
retour massif dans l'île de notre diaspora chassée de Mayotte. Nous ne pourrons
pas faire face longtemps à cet afflux de population ».


L'origine de la tragédie des kwassa-kwassa
Article paru dans Témoignages le vendredi 17 août 2007

# Posté le vendredi 17 août 2007 05:19

Modifié le vendredi 17 août 2007 23:23

Communiqué de l'Union Africaine sur la Crise Anjouanaise

Communiqué de l'Union Africaine sur la Crise Anjouanaise
C0MMUNIQUE



Le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africain, en sa 87éme réunion tenue le 13 août 2007, a adopté me communiqué qui suit sur la situation aux Comores :

Le Conseil :

1. Prend note du rapport du Président de la Commission sur la situation aux Comores et des informations additionnelles fournies par l'Envoyé spécial du Président de la Commission pour les Comores et le Représentant de l'Afrique du Sud, pays coordonnateur des efforts régionaux sur les Comores, sur les derniers développements intervenus dans l'archipel, ainsi que des communications des représentants des Nations unies, de la ligue des Etats arabes, de l'Organisation Internationale de la Francophonie et des pays contributeurs de troupes (Tanzanie et Soudan) ;

2. Prend également note de la communication de la délégation du Gouvernement de l'Union des Comores ;

3. Réaffirme son attachement à l'unité et à l'intégrité territoriale de l'Union des Comores, à la mise en ½uvre effective du cadre institutionnel défini par la Constitution de l'Union, ainsi qu'à la restauration de l'autorité de l'Union à Anjouan ;

4. Fait siennes les recommandations et conclusions du Comité ministériel des pays de la région sur les Comores, sous la coordination de l'Afrique du Sud, adoptées lors de ses réunions tenues respectivement au Cap et à Pretoria, le 19 juin 2007 et du 8 au 9 juillet 2007 ;

5. Regrette que les efforts entrepris dans le cadre du règlement de la crise comorienne, défini par le Comité ministériel des pays de la région lors de ses réunions susmentionnées au Cap et à Pretoria, n'ont pas rencontré l'écho favorable escompté de la par des autorités de fait anjouanaises. Le Conseil déplore l'intransigeance dont ont fait montre les autorités de fait d'Anjouan, ainsi que leur manque de coopération avec l'initiative régionale sur les Comores et avec le Conseil de paix et de sécurité ;

6. Décide, sur la base des recommandations du comité ministériel, de réviser le mandat de la Mission d'assistance électorale et sécuritaire de l'UA aux Comores ( MAES) et d'accroître ses effectifs, en vue d'assurer la mise en ½uvre effective du cadre institutionnel tel que prévu par la Constitution de l'Union des Comores. A cet égard, le Conseil demande à la Commission de travailler étroitement avec le Comité Ministériel des pays de la Région, en vue de soumettre, dans un mois, à l'examen du Conseil, des propositions concrètes, n'excluant aucune option, pour la mise en ½uvre du cadre défini au Cap et à Pretoria, y compris l'imposition de sanctions individuelles ciblées contre les autorités de fait d'Anjouan.

7. Décide également, entre temps, de proroger le mandat de la MAES jusqu'au 31 décembre 2007 ;

8 Exprime sa gratitude aux pays contributeurs de personnels militaire et de police civile à la MAES et les encourage à continuer à soutenir la MAES, le Conseil demande également aux autres Etats membres de l'UA d'apporter leur soutien à la MAES,

9- Exprime sa gratitude aux pays de la région pour les efforts inlassables qu'ils continuent de déployer en appui au processus de réconciliation nationale dans l'archipel. Le Conseil exprime également sa reconnaissance à l'Afrique du sud, Coordinateur des efforts régionaux sur les Comores, pour ses efforts et son dévouement constants pour la promotion d'une solution durable dans ce pays ;

10- Lance un appel aux partenaire de l'UA impliqués dans le processus de réconciliation aux Comores ( Nation unis, Ligue des Etats arabes, Organisation Internationale de la Francophonie, Commission de l'Océan Indien et Union européenne) et à l'ensemble de la communauté international, pour qu'ils continuent d'apporter leur appui aux efforts de l'UA dans la résolution de la crise comorienne ;

11- Décide de rester activement saisi de la question.

# Posté le jeudi 16 août 2007 18:50