ET MAINTENANT....

ET MAINTENANT….
Les occasions pour nous réjouir sont rares, surtout en ces temps de crise multiforme pour les Comores ; cependant, ce mardi 6 octobre nous offre une exception : en effet, ce jour-là, à New York, à Madison avenue, le président de la World Monument Fund, le Fond des Monuments du Monde a annoncé officiellement devant la presse internationale, l'inscription du palais « Ujumbe » d'Anjouan dans la liste de World Watch Monuments. Il s'agit là d'un évènement que j'oserai qualifier d' historique.

Je veux tout d'abord exprimer ici toute ma joie et mon bonheur que je sais partagés par nombreux d'entre vous. C'est comme si un être cher qu'on croyait perdu revenait à la vie; car pour la 1ère fois de notre jeune histoire contemporaine, un monument historique de notre pays gagnait la reconnaissance du monde, en tant que composante du patrimoine culturel universel.

Certes, il s'agit d'un monument en péril mais son inscription sur la liste de la World Watch Monuments de 2010 démontre qu'à l'instar des autres monuments du monde qui y sont inscrits, Ujumbe mérite l'intérêt de la communauté internationale et sa contribution pour le sauver de la disparition. C'est donc un sujet de joie et de fierté que nous ne pouvons et ne devons bouder.

Car au-delà de Ujumbe c'est tout le patrimoine culturel et historique des Comores qui est valorisé et ce sont toutes les Iles Comores qui sont ainsi honorées.

Ce premier succès est à mettre au crédit de toute l'équipe du Collectif du Patrimoine des Comores et de sa présidente Fatima Boyer née Sitty Fatima Chahalane, qui s'y consacre corps et âme, et qui sait grâce à son enthousiasme et sa joie contagieuse, fédérer les bonnes volontés de tous horizons pour ½uvrer pour la défense et la préservation du patrimoine culturel des Comores.
Parmi ces bonnes volontés, se sont illustrées des personnalités amies de la culture des Comores notamment Monsieur Pierre Blondin, l'expert du Collectif, mesdames Suzane Hirschi et Chérazade Nafa appartenant à l'Ecole Nationale de l'Architecture de Lille et Nadia Moussa, architecte comorien à Moroni dont chacun peut trouver les précieuses contributions sur le site du collectif.
Moment de réjouissance sans conteste, mais aussi moment de se poser la question qu'il faut: et maintenant?
Car bien sûr, c'est un début, et un début important comme peuvent l'être les débuts d'une grande ½uvre mais cela reste quand même un début.

Ce qui va changer c'est l'image et la visibilité de notre culture. De ce fait, nous ne sommes plus voués à nous battre tout seuls dans l'ombre et dans l'isolement: le projet de la sauvegarde de l'Ujumbe est désormais disponible sur l'arène internationale et diffusé par les outils de vulgarisation de WMF et sous la garantie et le sceau de cet organisme international attitré, conditions indispensables pour gagner la confiance de mécènes d'état ou privés. Cette inscription de l'Ujumbé sur la liste de la WMF va également contribuer à faire avancer le dossier de classement des sites des Comores au Patrimoine Mondial de l'UNESCO.

Mais il est clair qu'on n'aide que ceux qui se prennent en charge eux-mêmes, et c'est pour cela que ce premier succès doit devenir le point de déclenchement: qu'il permette que les Comoriens se réconcilient avec leur culture et relèvent le défi de la défense, de la protection, de la sauvegarde et de la préservation des richesses culturelles de leur pays et qu'il donne un nouvel essor à l'espoir et à la volonté de servir la culture de notre pays.

Voilà un joyau de notre culture et de notre histoire, témoin de la splendeur et du rayonnement de nos sultanats, témoin des relations de nos rois avec les grands de ce monde menacé d'être rayé de l'existence, menacé d'une disparition de façon quasi irrémédiable, sans la volonté et la constance de quelques irréductibles, Si une telle tragédie peut être évitée grâce au concours de quelques uns, que ne peut-on faire au profit de notre patrimoine avec le trésor de compétences que recèle notre pays ?
Aujourd'hui nous avons raison de nous sentir moins orphelins et de nous sentir fiers dans notre combat pour sortir notre patrimoine de l'oubli, de l'indifférence et de la mort annoncée.

Reprenons confiance et soutenons la mobilisation pour la culture, notamment autour du Collectif du Patrimoine des Comores pour qu'ensemble nous puissions faire avancer le dossier d'inscription de notre patrimoine culturel au Patrimoine Mondial de l'UNESCO.

Kamaroudine ABDALLAH PAUNE
Membre du Collectif du patrimoine des Comores

Site Collectif : http://www.patrimoinecomores.org
Site WMW : aller sur http://www.wmf.org/watch/project-map
(cliquer sur Comoros et project page pour Ujumbe)
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# Posté le vendredi 30 octobre 2009 08:19

L'île comorienne d'Anjouan souffre ! Partie 2 (La suite)

Voici la deuxième partie et la suite du reportage. Ce documentaire est une présentation de l'environnement et de la vie dans une des îles de l'archipel des Comores, Anjouan. Il souhaite susciter des vocations à celles et ceux désireux de voir un jour les Comores se développer. Il relate des faits réels, toujours d'actualité.

# Posté le vendredi 30 octobre 2009 08:06

Mayotte : Une île deux administrations

Mayotte : Une île deux administrations
Une délégation de diplomates et d'agents de la DNST (direction nationale de sécurité du territoire) de l'Union est arrivée sur l'île samedi dernier. Au cours de leur séjour, ils se sont entretenus avec les responsables de la réglementation qui leur ont mis à disposition une salle à proximité du bureau des étrangers à la préfecture de Mamoudzou.

Désormais, les ressortissants comoriens résidant à Mayotte n'auront plus à faire le déplacement à Moroni pour le renouvellement de leur passeport. "C'est le résultat d'âpres négociations que nous avions entretenues avec les autorités françaises", reconnaît un agent de la DNST. " Nous aurons deux agents sur place qui seront chargés de récolter toutes les données qui seront acheminées ensuite vers Moroni pour la fabrication du passeport", signale Mirhane, du ministère des relations extérieures. "Il suffira donc aux personnes désirant obtenir un passeport de présenter un extrait d'acte de naissance, deux photos d'identité et un justificatif de domicile" poursuit le diplomate comorien. Une nouvelle qui a été bien accueillie par les ressortissants des îles voisines.

Source : FI n°2417 du Mercredi 28 octobre 2009
(Le titre est de wongo)

# Posté le vendredi 30 octobre 2009 07:43

Kenya Airways : capacités supplémentaires vers Mayotte et les Comores

Kenya Airways : capacités supplémentaires vers Mayotte et les Comores
Air France représente et commercialise Kenya Airways en France.

Kenya Airways annonce l'augmentation de ses capacités vers Moroni (Comores) et Dzaoudzi (Mayotte) pendant les vacances de fin d'année.

En raison de la forte demande, la compagnie opérera des vols directs Nairobi/Moroni/Nairobi (B-767) et Nairobi/Dzaoudzi/Nairobi (B-737), les 17 décembre, 5 et 7 janvier prochains, en remplacement des vols circulaires desservant les 2 escales.

Pour rappel : Kenya Ariways opère 5 vols directs par semaine entre Paris et Nairobi.
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# Posté le vendredi 30 octobre 2009 07:40

L'inconscience collective de'' l'Empire Sambi''

L'inconscience collective de'' l'Empire Sambi''
Sambi bouffe Mohéli sans scrupule

Suite à l'interview du directeur de Cabinet du président Sambi, nous avons selectionné pour rafraîchir votre mémoire un Tribune libre du dimanche 15 fevrier 2009 de M.Mouigni Abdou consacré sur le sujet de la tournante.

Quand le mépris de l'histoire s'installe dans l'inconscience collective de'' l'Empire Sambi''! Ils le disent tous : '' Le séparatisme frappe de nouveau à nos portes''. Ce ne sont pas les artisans de l'Accord Cadre de Fomboni qui diront le contraire. Ce ne sont plus leurs détracteurs, non plus. Ces derniers discours prononcés à Fomboni mettant en garde le président Sambi contre toute man½uvre de vouloir torpiller la '' Tournante'' et font peur ; ayons le courage de poser les vraies interrogations même celles qui fâchent. Les derniers propos tenus par le ministre de l'intérieur de l'Île de Ngazidja nourrissent encore une fois mon inquiétude. Pourtant, face à ce danger, le pouvoir avance les yeux fermés.

A une période charnière de notre histoire, je ne peux m'empêcher de me réjouir de la mise en examen du ministre de l'Intérieur de Ngazidja pour ses propos jugés déplacés par l'opinion publique. Une mise en garde qui doit interpeller l'empire Sambi.

Mais, le temps presse pour que nous ne nous voilions pas la face et dire de haut ce que les autres disent de bas ou préfèrent ne pas entendre. A quand la justice comorienne sous la bénédiction du président Sambi mettra la main sur les vrais coupables d'un séparatisme qui nous a abîmés moralement ? Ceux qui nous ont conduits là où nous sommes arrivés aujourd'hui ne sont-ils pas libres de leurs mouvements tous contents comme de poissons dans l'eau? Comment vouliez-vous que d'autres Abbasse Mhadjou ne poussent pas sur notre sol comme de champignons si dans l'administration Sambi tous les séparatistes y sont accueillis comme des VIP ? D'autres Mohamed Nafion, Abdallah Mohamed, Ibrahim Abdallah, le colonel Ibrahim pour ne citer que ceux là n'attendent que cette mascarade de référendum de l'empereur Sambi pour essayer à leur tour une autre forme de séparatisme dont j'ignore la nature.

L'opération '' Démocratie aux Comores'' que certains qualifient de ''succès'' parce qu'elle a permis de négocier le départ du colonel Mohamed Bacar et ses sbires à destination d'un autre petit paradis, est à mes yeux un ultime entraînement pour la prochaine aventure qui s'annonce dans notre pays.Il n'y a que les pauvres militaires enfermés dans les geôles du puissant et discret Dossar qui payent les pots cassés parce qu'ils ont eu le tort d'obéir à leurs chefs hiérarchiques. Face à ce drame, je me permets de dire ici que cette volonté délibérée du président Sambi qui se résume dans un seul constat : '' soit vous acceptez de prolonger mon mandat après 2010, soit vous plongez dans le séparatisme'', est aux yeux des séparatistes une meilleure aubaine pour retourner à la case départ en réveillant des velléités : '' interdiction pour certains de fouler le sol anjouanais, fouille à l'aéroport de Ouani, les séquestration, tortures, intimidations, humiliations, etc....A ceux qui nous reprochent de ne pas soutenir le président Sambi, je leur dis ici que tous les observateurs s'accordent qu'il y a un dysfonctionnement dans nos institutions mais comme disait l'autre, '' c'est un mal nécessaire''.

Encore une fois, je le dis haut et fort qu'il faut éviter de s'embarquer dans l'aventure d'une réforme constitutionnelle à la hâte. La Constitution de décembre 2001 a fait ses preuves, elle s'est adaptée à des circonstances différentes avec souplesse. S'écarter de ses principes et de ses mécanismes risque à terme de nous plonger dans l'irréparable.

Face à ces man½uvres dangereuses, je prends pour témoin, Bachar Kiwan, ce milliardaire franco-syrien qui, profitant de la fragilité économique de notre pays, prend tout un peuple en otage en commençant par le premier Magistrat du pays. Il croit tout acheter même les consciences. Cette belle photo dans le journal Alwatwan, aux côtés du président Sambi, lors de la finale de la coupe '' Golf Holding'', affichant chacun un large sourire malicieux, inquiète et nous aurons probablement d'autres surprises désagréables après celle de la vente de notre citoyenneté .
Que le président Sambi sache qu'il a été surtout élu pour tourner le dos au séparatisme dont il accuse ses prédécesseurs. Or en ce sens, son erreur est historique tant comme son élection par un peuple floué.Comme je n'aime mépriser personne, je préfère me retrancher dans la complète indifférence à l'égard de tous ceux qui à tort ou à raison me noient dans des injures parce que j'ai pris mon courage de prévoir. Une chose est certaine, l'histoire fera son travail.

Mouigni Abdou
Professeur de philosophie

# Posté le mercredi 28 octobre 2009 05:06