Le ministre ABDOUROIHMAN IBRAHIM était toujours injoignable ,et aucun représentant des agences n'avait réussi à le rencontrer malgré les nombreuses tentatives de convoquer une réunion de crise afin de trouver une solution.Jusqu'à jeudi soir, le gouvernement qui avait pourtant assuré ,à travers les médias publics,qu'un premier contingent partirait ce vendredi 6 novembre,n'a communiqué ni le nom de l'avion,ni son plan de vol.
Pire encore,le ministre des affaires islamiques aurait fait pression sur le directeur de YEMENIA ,arrivé spécialement à MORONI à la demande du SNAV,pour qu'il renonce à toute opération de transport des pèlerins comoriens ,alors que les agences regroupées au sein du SNAV avaient déjà obtenu in extremis auprès de cette compagnie un accord de principe pour le transport de leur 460 clients inscrits dont les vols seraient programmés entre le 10 et 12 novembre prochain.
Or sans confirmation de cet accord de la dernière chance,c'est toute l'opération de pèlerinage qui sera définitivement compromise ,sachant que les aéroports saoudiens fermeront vers le 15 novembre et que la délégation saoudienne chargée de la délivrance des visas s'en va aujourd'hui sans avoir accompli sa mission.Il appartient à présent au chef de l'État d'en tirer les conséquences de cette gestion hasardeuse et opaque de l'édition 2009 du 5émé pilier de l'islam dont seront hélas privés les quelques 600 candidats du contingent comorien.Une première dans le pays ,le ministre ABDOUROIHMAN a-t-il encore sa place au gouvernement après une telle compétence?