Sima et la démocratie

Sima et la démocratie
Communiqué

Suite à l'agression sauvage perpétrée par les militaires de Sambi contre la population civile de Sima, la Communauté de la Région de Chissiwani en France, présente ses condoléances à la famille de la disparue(fille Maoudjoudi) et aux nombreux blessés par balles ou tortures. La communauté de la Région de Chissiwani unie comme un seul homme lance un appel pressant à tous les citoyens Comoriens épris de paix et de justice pour une action pacifique commune afin d'obtenir le départ du dictateur Sambi dans le strict respect de la constitution. La Communauté de la Région de Chissiwani condamne tout amalgame et rappelle que l'action de Sambi n'engage que lui et ses lieutenants, les seuls à devoir rendre compte de leurs actes devant la justice. Une lettre sera adressée directement à Sambi pour le mettre en garde contre sa brutalité à Sima en lui rappelant que la communauté de la Région de Chissiwani en France se réserve le droit de saisir une justice internationale compétente en Espagne ou en Belgique, pour violation des droits de l'homme.Que la lutte continue jusqu'au départ du dictateur enturbanné. Fait à Paris le 24 décembre 2009 Communauté de la Région de Chissiwani en France

Abdou Musbahou

Après trois jours de blocus, l'assaut est finalement lancé, mercredi en milieu de journée, contre ceux qui ont barricadé la route dans la ville de Sima. Deux vedettes remplies de gendarmes ont gagné la ville par la mer, à l'extrême sud de l'île. Des pick-up soutenus par des camions de l'armée, ont cerné les lieux par les deux fronts, au nord comme au sud. Comme on dit, la journée promettait d'être chaude.

La situation était en effet bloquée dans la région du sud de Ndzuwani depuis le lendemain du second tour des élections des députés. Sima est mis sous blocus, imposé par ses propres enfants. Ceux, dit-on, qui contestent les résultats électoraux qui ont, selon eux, “ravi” la victoire au candidat Mohamed Djaanfari. Des barricades ont été érigées à l'entrée sud de la ville, mais aussi le long de la route vers le nord (Mutsamudu), où un conteneur et un manguier abattu occupent la largeur de la route. Ceci empêchait les véhicules de toute une région (de Moya jusqu'à Bungweni d'un côté, et jusqu'à Bimbini d'un autre côté) de rejoindre le chef-lieu de l'île. Aussi, puisque nécessité impose sa loi, les habitants de Pomoni et Moya devaient rejoindre Mutsamudu par l'autre sens, c'est-à-dire en passant par le Nyumakele. Tandis que les Bimbiniens ont renoué avec les hors-bords.

Source:Alwatwan

Dans l'après midi du mercredi 24 décembre, les forces de l'AND, se sont déployées dans la région Ouest d'Anjouan pour neutraliser, dans tous les sens, la population de la ville de Sima en raison des barrages qu'elle a dressés dans la route principale Mutsamudu – Moya sous prétexte que la Commission Electorale Insulaire (CEI) d'Anjouan a validé les résultats du scrutin de la localité de Lingoni qui, selon elle, devrait être considérés comme nuls et non avenue par ladite commission. En effet le jour du scrutin, une équipe de la CEI conduite par le Coordonnateur CEI/PNUD, s'est rendu à Lingoni ; a confirmé qu'il ya eu, effectivement, expulsion des assesseurs du candidat Mohamed DJAANffARI, fraude et bourrages d'urnes.

L'intervention a été marquée par le matraquage> des personnes, le pillage des habitations et l'arrestation des partisans> du candidat Mohamed Djaanfari et l'instauration d'une atmosphère de terreur qui a incité les habitants à fuir la ville. On enregistre pour l'instant un mort( une femme fille de Maoudjoudi ) à Cavani, 2 blessés par balles dont un medecin Ahmed Abdallah évacué à Mayotte et Adnane Ouloubé et plusieurs autres blessés dont deux dans un état grave.

Plus d'une centaine de militants se trouvent en état d'arrestation. En ce moment, les forces de la Gendarmerie sont à la recherche des militants et proches du Candidat Mohamed Djaanfari. Mohamed Djannfari se trouve en lieu sûr sous la protection de ses militants et les recherches de l'armée pour le retrouver se sont soldée par un échec.


Abdou Musbahou


source: Alliance pour l'alternace 2010
Section France

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# Online seit Donnerstag, 24. Dezember, 2009 um 11:44

Geändert am Donnerstag, 24. Dezember, 2009 um 11:56

UNE DICTATURE EN MARCHE...

UNE DICTATURE EN MARCHE...
Déclaration de Mr Anli Yachourtu Jaffar suite à la situation extrêmement grave à Anjouan au lendemain des législatives 2009

Les élections législatives qui viennent de se boucler ce dimanche 20 décembre auront laissé un goût de cendre dans la bouche de nombreux Comoriens, les uns seront sonnés et tomberont dans l'apathie habituelle, d'autres sont révoltés par l'indignation et la colère.

En tout cas les prévisions les plus pessimistes auront été confirmées au-delà de toute crainte; en effet le pouvoir de Sambi a fait feu de tout bois :les entorses à la loi, les fraudes, les manipulations, la corruption, le recours à la force militaire et physique ont été massifs et généralisés à l'ensemble de l'Union.

Partout dans le pays où les candidats du régime étaient menacés, des assesseurs ont été malmenés, nombreux ont été témoins de falsification de listes, de bourrage d'urnes, de falsification de procès-verbaux, tout ceci dans l'impunité totale.

A Anjouan, grâce à la complicité de Mbaye Toyibou, le toutou de son maître, tout était verrouillé: il fallait à tout prix faire le plein de députés pour pallier les pertes de la Grande-Comore et de Mohéli et s'assurer ainsi la majorité de l'Assemblée de l'Union.

C'est pourquoi à Sima, Sambi devait faire mordre la poussière à Mohamed Djanffar coûte que coûte, au risque de provoquer la révolte de la population de Sima: Sambi se dit que les Comoriens sont dociles surtout les Anjouanais qu'il a déjà écrasés et humiliés à plusieurs reprises.

Mais ce faisant, Sambi ignore les leçons de l'histoire: il y a toujours un début à tout et comme dit l'Anjouanais « Yezi ntrelezi »

Au moment où je mets en forme mon message, des SMS ne cessent de me parvenir et les nouvelles sont de plus en plus alarmantes et pénibles à lire: Sima est assiégée par l'AND depuis hier. Plusieurs personnes ont été molestées. Il y a même plusieurs blessés graves évacués sur Mayotte. Plusieurs habitations ont été saccagées dont celle de Mohamed Djaffar. Doit-on croire que le ciel nous tombe vraiment dessus, les Comores sont-elles vraiment maudites ? À mon humble avis, non ! Ressaisissons-nous avec un peu d'honneur pour faire face au défit du démon Sambi, nous y arriverons ! Surtout pas de fatalisme!

Le pays s'est réveillé malade de ce gouvernement et de ce président de la honte.

Depuis que Sambi est arrivé au pouvoir, le pays s'est enfoncé encore plus dans la pauvreté, dans la corruption, dans le népotisme, la gabegie et l'amateurisme politique et économique et en organisant le hold-up de ces élections, il a démontré qu'il est là pour rester et durer.Il n'a pas hésité à distribuer 3,5 milliards de nos francs pour perpétrer son crime contre la démocratie et les droits du peuple à choisir librement ses élus et son destin.

Maintenant que la chambre de résonance constitutionnelle a avalisé le hold-up, il ne restera à Sambi que de peaufiner son maintien au pouvoir grâce à la majorité de députés de l'Union à sa solde, et alors adieu à la tournante!Et ceux qui pensent que Sambi a seulement besoin d'une année de plus au pouvoir se trompent lourdement: Sambi est là pour confisquer le pouvoir et la dictature est en marche.

Si l'opposition ne se ressaisit pas, si des politiques cèdent aux diverses sirènes, notamment pour le soi-disant combat du pouvoir pour la récupération de Mayotte ou de la prétendue lutte contre le sécessionnisme anjouanais, si tout le monde ne fait pas corps avec Mohéli pour le respect de la tournante constitutionnelle et qu'on donne du vent à Sambi, alors on aura besoin de toutes les larmes de notre corps pour pleurer sous la chape d'une dictature pro iranienne de type chiite.

Nous voilà fixés puisque Sambi a déclaré la guerre aux comoriens. Il va de soi que ce tyran mythomane et mégalo ne partira que par la force. Il est plus qu'urgent que les bonnes consciences comoriennes se coalisent pour combiner les conditions objectives afin de mettre fin au calvaire que subissent nos peuples.

Notre pessimisme voire scepticisme quant à l'hypothèse de faire partir Sambi par les urnes ou encore avec le soutien africain ou diplomatique se justifie aujourd'hui; il n'y a que les comoriens eux-mêmes qui peuvent et qui doivent le faire partir et ils le pourront, j'en suis persuadé, il suffit que les comoriens prennent conscience de la gravité de la situation et se ressaisissent. J'appelle à un sursaut d'orgueil et d'honneur et avec peu volonté, nous pouvons ensemble mettre fin à cette tyrannie.

A bas l'ayatollah de la honte et de la magouille!Sambi, hier le peuple t'a élu, aujourd'hui il te vomit!

Anli Yachourtu JAFFAR
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# Online seit Donnerstag, 24. Dezember, 2009 um 10:19

A quand le changement de nos mentalités ?

A quand le changement de nos mentalités ?
Dans un pays,la politique ne se limite pas à une campagne électorale et encore moins, la démocratie à un scrutin.Ainsi,le peuple comorien doit se poser, aujourd'hui,un nombre de questions à l'issue des législatives de décembre 2009 qui ont mobilisé beaucoup de fonds et d'énergie, sans enjeux réel au niveau du quotidien du Comorien lambda.

C'est la conséquence de l'héritage de la culture politique de nos aînés. Ils sont encore témoins, responsables ou même coupables de l'hémorragie politique qui a conduit le pays à ce gouffre au lieu de tirer les dividendes de l'indépendance. L'administration coloniale est certainement pour quelque chose. Elle a formé des gens sans le minimum de compétences et de visions. La première génération d'hommes politiques était ainsi composée d'individus ayant un niveau d'instruction très limité et qui entend toujours tirer les ficelles de la politique comorienne.

Aujourd'hui, tout le monde est politique.Tout le monde est politologue.Tout le monde est stratège.Tout le monde est compétent.Personne ne veut reconnaître ses limites et accepter sa place dans la société.Dans un pays qui compte deux cardiologues,le premier s'investit dans la politique politicienne et se voit déjà Ministre.Au niveau de la Justice, sur les six avocats de la place, quatre sont profondément investis dans la politique.Je profite de l'occasion pour féliciter Me Mzimba et Me Fahmi pour leur brillante élection.Cette façon de faire ne nous permettra pas d'avancer et de faire avancer le pays.

Les évolutions récentes de la classe politique sont très préoccupantes. La situation s'est aggravée depuis quelques années. Le niveau d'instruction des hommes politiques diminue et le monde politique est de plus en plus miné par des calculs personnels et claniques qui sont souvent à l'origine de la généralisation de la corruption dans la société comorienne.

Dans beaucoup de pays,les entrepreneurs investissent dans des secteurs à forte valeur ajoutée. Leurs activités agissent naturellement sur le développement. Par contre, il semble qu'aux Comores,ils privilégient un secteur particulier d'investissement qui est celui de la politique. La politique qui est devenue un secteur d'investissement à part entière rime avec les marchés publics. En conséquence, un grand nombre d'individus consacrent des ressources dans des activités politiques afin d'obtenir des gains. Il existe des entrepreneurs qui arbitrent entre leur activité de base et faire de la politique. D'autres font de la politique pour favoriser leurs propres entreprises. Ils ont ainsi tendance à faire de la politique pour augmenter leur patrimoine et leur revenu.

Aujourd'hui,il est nécessaire de développer une classe politique compétente et non des politiques saisonniers. Les responsables politiques doivent avoir l'aptitude à mettre en œuvre ou à coordonner l'élaboration de projets de société cohérents. Dans ce contexte, un niveau donné d'instruction semble indispensable pour pouvoir occuper un poste politique à un certain niveau.Un Chef d'Etat,un Député, un Ministre,un Conseiller à la Cours sont autant de postes qui exigent un certain niveau et une certaine expérience. A cela s'ajoutent d'autres valeurs, tels que l'intégrité, l'amour de la patrie,le sens de l'intérêt général et l' esprit d'équité.

L'élection hier de Mdoumbé ,un agent d'entretien et le choix aujourd'hui, d'un frigoriste en la personne de Janvier pour représenter la capitale fédérale à l'Assemblée nationale prouvent la faillite politique,la carence intellectuelle et la crise démocratique dans le pays.Ce sont les mêmes raisons qui ont conduit en 2006 un marabout assermenté au sommet de l'Etat.A quand le changement de nos mentalités ?

Daoud Abdallah

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# Online seit Donnerstag, 24. Dezember, 2009 um 10:05

Interview du Dr Sounhadj Attoumane

Interview du Dr Sounhadj Attoumane
Membre de la direction centrale des forces de la Mouvance présidentielle, le cardiologue Sounhadj Attoumane se félicite de la victoire de son camp aux dernières élections législatives tout en appelant à l'unité de ses membres pour l'émergence d'une « génération Sambi ».

• Quel a été votre rôle au sein de la Mouvance pendant ces élections ?

Je n'étais qu'un simple membre de la coordination nationale de la campagne. En tant que militant proche du pouvoir et sambiste je me devais d'être présent et soutenir les candidats sélectionnés par la coalition des forces politiques du régime.

• Comment parvenez- vous à gérer votre temps entre la politique et votre profession ?

Je crois que dans un pays comme le nôtre ou nous cherchons à instaurer les bases, il est évident qu'on ne peut plus se contenter d'un seul boulot. Je m'inscris aux côtés de ceux qui pensent que pour sortir l'Afrique de ses problèmes, il faut travailler « 72 heures sur 24 »

• Pouvez-vous clarifier les sambistes et l'orange d'un côté, le baobab de l'autre. Est-ce que pour vous cela est clair ?

C'est clair dans le sens où la Mouvance présidentielle regroupe les forces qui soutiennent les idées du président Sambi et qui prétendent faire un bout chemin avec lui. Il a été demandé au gouvernement de rassembler ses forces pour choisir les candidats de manière consensuelle. Mais des dissensions qui ont abouti à un shiisme au sein de la Mouvance. Il nous revient d'en tirer les leçons et de discuter à l'avenir d'une ligne de conduite ferme pour tous ceux qui se réclament sambistes.

• Que répondez-vous à ceux qui disent que le mandat du chef de l'Etat ne doit pas aller au-delà de 2010 ?

Je pense que ces gens là ignorent la constitution en vigueur. On sait bien que la constitution de décembre 2001 été modifiée en mai 2009 et parmi les nouvelles dispositions, c'est le passage de quatre à cinq ans du mandat du chef de l'Etat. Ce qui veut dire que si tournante, il y a. ce sera le 26 mai 2011 tout en sachent qu'une autre disposition -est pas la moindre- vise à harmoniser la date des élections du président de l'union et des gouverneurs des lies. Toutes ces dispositions sont en vigueur depuis la promulgation de la loi référendaire et beaucoup d'entre elles sont déjà appliquées.

• Quelle appréciation faites-vous sur le déroulement des élections législatives ?

Trois idées se sont dégagées à l'issue de ces élections. La première, c'est bien sûr la sérénité des comoriens. Je pense que ceux qui ont voulu mener les comoriens vers des conflits stériles en sont pour leurs frais. La deuxième idée, c'est l'adhésion de la population au projet Sambi. Les comoriens viennent de prouver leur attachement à la politique du régime. Cela est fondamental et historique pour le président. Et puis, la troisième idée, c'est la disparition sur l'échiquier politique de toute l'opposition. Même si au parlement on retrouve un défaut de cohésion au sein de la majorité présidentielle qu'il faudra très vite régler.

• Ne craignez vous pas justement une division au sein de cette Mouvance qui compte plusieurs tendances qui s'affichent devant l'opinion ?

Je pense que le président va s'appuyer pour créer une vraies génération Sambi cet ce d'autant que certaines choses changeront dans l'organisation politique de notre pays par rapport aux nouvelles dispositions constitutionnelles.

• Comment expliquez-vous qu'apparemment l'opposition soit totalement inexistante à Anjouan ?

Ce n'est pas seulement l'opposition, tout a disparu à Anjouan pendant les onze ans du séparatisme. Par conséquent, tout est à refaire y compris la représentation politique à Anjouan. Il faut créer un nouveau leadership et favoriser l'émergence d'un environnement politique pour permettre à la démocratie de s'asseoir réellement.

• Quelles sont, d'après-vous, les missions immédiates de ce nouveau parlement ?

Il y a des lois organiques qui doivent être adoptées notamment celle relative au statut de Moroni en tant que capitale de l'union des Comores. Les nouveaux députés doivent dans l'immédiat clarifier la sécurité intérieure et l'organisation administrative des gouvernants.

A.S. KEMBA
Source : Albalad n°154 du 23 Dec.
09

# Online seit Mittwoch, 23. Dezember, 2009 um 22:10

Bourhane Hamidou aurait battu le député sortant avec 51%

Bourhane Hamidou aurait battu le député sortant avec 51%
Bourhane Hamidou, Ministre de l'Intérieur et de l'Information, candidat élu de la 21e circonscription dans le Hambou

L'opposition avait beaucoup misé sur l'élection de son candidat au 2e tour. Dr Ibrahim Soeuf Mdahoma, le député sortant de la 21e circonscription dans le Hambou était sorti grand favori dès le 1e tour en devançant de loin son challenger à la course vers le palais de Hamramba avec un score de 29%. Il incarnait dans son sillage l'opposition regroupé au sein de « La convergence pour Mai 2010 ».

Dimanche 20 décembre dernier, il réussira à se rallier 20% des électeurs en obtenant 49% des suffrages à la sortie des urnes dimanche dernier, selon les résultats provisoires non encore officiellement publiés par la commission électorale. Le candidat de la mouvance (baobab) Bourhane Hamidou est dont plébiscité pour la troisième fois par les électeurs de cette région avec un taux d'environ 51%.

En tout cas, tout reste à confirmer du moment où l'opposition bien implantée dans cette région considérée comme l'un des bastions de l'ancien parti au pouvoir, la CRC. On ne peut cependant démentir dès lors que le candidat de l'opposition a raflé la majorité des voix dans les gros bourgs de cette région (Mitsoudje, Mdjoiézi, Dhzahadjou et d'autres localités) comptabilisant au total 3954 électeurs. C'est aussi la région de l'actuel chef de l'exécutif de l'île, Mohamed Abdouloihabi, adversaire déclaré du régime Sambi.

En fin connaisseur de la sociologie électorale de Hambou, aujourd'hui à la tête d'un département ministériel de l'Union, portant l'étiquette de la mouvance, Bouhane Hamidou n'a pas baissé la garde pour renfler 4357 voix, ce qui lui vaut le ticket de Hamramba avec un score de 51%.

Sans faire grand bruit, l'opposition n'entend pas pour autant croiser les bras en dénonçant « les pratiques d'un autre temps » utilisées par le pouvoir, dès le début de la campagne. Le candidat de la mouvance serait accusé d'avoir fait aux électeurs des fausses promesses de recrutements pour « des emplois fictifs », notamment aux jeunes diplômés, de déployer des engins de terrassement dans des localités de la région (Salimani, Djoumoichongo, Nkomioni) et de procéder à des achats des transformateurs électriques au profit de villages qui passaient des nuits entières sans électricité.

Il prendra semble-t-il l'engagement lors d'un meeting public, de réaliser la réfection des routes toujours pour séduire l'électorat devenu la proie facile en cette période électorale. Ces pratiques dira un membre de la direction de campagne de l'opposition que nous avons interrogé constituent à bien des égards « une corruption à outrance » devant faire l'objet d'une enquête au sein du comité de vigilance des élections.

Interrogé par rapport au ralliement des candidats malheureux à la mouvance pour ce 2e tour, Djounaid Djoubeire rejette l'hypothèse : « quelques directions de campagne n'ont pas répondu à l'appel de ces candidats » et ont été du côté de l'opposition avec leur suppléants notamment l'ANC, la direction du candidat Mchami Msaidié et d'autres personnalités ou tendances politiques telles le FD ont battu campagne pour l'opposition.

« C'est inconcevable ce qui s'est passé le dimanche », ajoute-t-il, citant le cas de « deux assesseurs de différentes localités qui ont subi des altercations avec les forces de sécurité tout au long de la journée laissant le champ libre à leurs adversaires pour procéder au bourrage des urnes ». C'est aussi le cas dans deux localités où les assesseurs se sont imposés contre des votes sans procuration. Ou encore le remplacement pur et simple et sans motif valable de l'ensemble des membres du bureau de vote ayant travaillé au 1er tour à Singani, explique-t-il, avec la connivence de la secrétaire générale de la Ceni.

Selon lui, « de nombreux autres cas d'irrégularités sont épinglés et font déjà l'objet de recours en annulation de ces bureaux de vote incriminés ». Lors des élections de 2006, l'Afrique du Sud a préconisé la mise en place d'un organe permanent chargé du dossier des élections afin de capitaliser les acquis, maîtriser la planification et l'organisation même de chaque scrutin. C'est dans ce sens dit-t-il qu'une requête est en préparation pour éviter la réédition de ces anomalies et dysfonctionnements, provoqués par un personnel défaillant susceptible de compromettre la paix et le déroulement des futurs scrutins.

Et d'ajouter que le comportement de la population y est pour quelque chose aussi, puisque le vote est influencé moyennant une contre partie. Il faut cependant faire jouer leur rôle aux partis politiques par le respect des règles. « Un député indépendant n'a aucun sens » martèle ce fervent défenseur de la CRC. « Plus ça continue, plus le pays en payera le prix fort », a-t-il averti. Pour lui, ce qui est déplorable c'est surtout « la frilosité des fonctionnaires et agents de l'Etat ou ceux exerçant dans les sociétés d'état » qui soutiennent un candidat du pouvoir pour garder leur poste sans conviction.

L'opposition entend à cet effet soumettre les faits devant les structures appropriées à la Ceni et à la cour constitutionnelle.

A.Nabahane
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# Online seit Mittwoch, 23. Dezember, 2009 um 21:36