Une mort en prison qui pose des questions

Une mort en prison qui pose des questions

Farouk Mohamed, 48 ans, a trouvé la mort le vendredi 3 juillet 2009, à l'hôpital El Maarouf où il a été transféré de la prison centrale de Moroni. Inspecteur de Trésor public, Farouk Mohamed,originaire de Hambou,à la Grande Comore, a déjà purgé quarante jours de prison sans jugement. Le syndicaliste avait été arrêté par les Services de sécurité et l'AND, le 21 mai 2009, à Mitsoudjé ,son village natal. La famille et la jeunesse de Mitsoudjé avaient demandé vainement sa libération.

Le seul tort de Farouk Mohamed est d'avoir exprimé sa position avant le référendum sur les réformes constitutionnelles et, promis d'empêcher dans la région de Hambou le déroulement du scrutin ,dans le cadre du boycott proné par l'opposition .

Aucun motif sérieux ne justifie sa détention et les magistrats ont eux-mêmes admis des contradictions dans les témoignages entourant les circonstances de son arrestation. Le doute et l'absence de charge devant profiter à l'accusé,M. Farouk devrait recouvrer la liberté, ont déclaré plusieurs magistrats à plusieurs occasions. Nous n'avons reçu aucun rapport ni sur l' arrestation ni sur son incarcération et aucune autopsie n'a été faite raconte un membre de la famille du défunt. La famille du défunt continue de penser qu'on ne lui a pas dit toute la vérité.

Farouk qui n'a jamais comparu devant le tribunal passera ses derniers jours en prison avant de rendre son âme ce matin à l'hopital el Maarouf de Moroni.

Depuis le "printemps noir" de mai 2006 qui a vu l'élection de Ahmed Abdallah Mohamed Sambi plusieurs politiques ont été jeté abusivement en prison et condamnés à des peines défiant toute logique.

Source: Capableafricain
# Posté le vendredi 03 juillet 2009 13:30

Crash Yemenia: cérémonie d'hommage et colère des familles

Crash Yemenia: cérémonie d'hommage et colère des familles

Le président français a présenté ses condoléances aux familles des victimes de l'accidentLe président français a présenté ses condoléances aux familles des victimes de l'accident© AFPLe président français Nicolas Sarkozy a assisté jeudi soir à une cérémonie inter-religieuse à la Grande Mosquée de Paris à la mémoire des victimes de l'accident de l'Airbus de Yemenia, tandis que la communauté comorienne exprimait sa colère à Marseille. Aux Comores, le président a appelé à un deuil national.

Nicolas Sarkozy est arrivé en début de soirée dans le patio de la mosquée de Paris, où se trouvaient quelque 250 proches et parents des victimes, avant la lecture de la traditionnelle "prière de l'absent".Auparavant, le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau, le secrétaire d'Etat à la coopération Alain Joyandet avaient répondu pendant plus d'une demi-heure aux interrogations des proches sur les circonstances de l'accident.

A l'issue de la cérémonie, Nicolas Sarkozy s'est rendu au chevet de la jeune Bahia Bakari, 12 ans, l'unique rescapée de la catastrophe, hospitalisée à Paris, a-t-on indiqué dans son entourage.

Le président comorien, qui a écourté sa venue au sommet de l'UA en Libye pour rentrer dans l'archipel dans la nuit de mercredi à jeudi, a décrété un deuil national de 30 jours pour rendre hommage aux victimes."A partir d'aujourd'hui (jeudi), notre pays est en deuil pour une période de 30 jours", a déclaré le président de l'Union des Comores.Il a demandé aux Comoriens de "prier" pour les disparus et de "porter des vêtements décents". "Nous demandons à la France d'unir nos efforts pour découvrir la vérité", a-t-il réclamé.


A Marseille, où vit une importante communauté comorienne, quelque 500 personnes, exprimant leur colère, ont contraint jeudi Yemenia à annuler comme la veille son vol Marseille-Moroni, affirmant qu'ils ne relâcheraient pas leur action sans enquête sur l'accident dans la nuit de lundi à mardi de ce vol. La compaghnie a décidé de suspendre ses vols au départ et à destination de Marseille "pour une durée indéterminée".

Dans un communiqué, la compagnie yéménite a invoqué "un cas de force majeure" et lié sa décision "aux graves événements survenus à l'aéroport de Marseille-Provence ces deux derniers jours et aux comportements violents qui sont à y déplorer".Yemenia "ne peut poursuivre normalement l'exploitation de ses lignes au départ et à destination de cet aéroport sans mettre gravement en péril la sécurité des passagers, des usagers et des personnels qui y travaillent", selon le communiqué.

"La compagnie déplore que cette période de deuil soit affectée par des comportements inadmissibles qui interdisent la recherche sereine des causes de cette catastrophe et empêchent d'acheminer les familles des victimes jusqu'à Moroni", ajoute-t-elle.L'avion utilisé après l'escale au Yémen, un A310 interdit de vol en France, s'est abîmé au large des Comores avec 153 personnes à son bord, dont seule une fillette de 12 ans a été retrouvée vivante.

Des représentants de la communauté demandent, dans une lettre qu'ils comptaient remettre jeudi à Nicolas Sarkozy, une commission d'enquête sur les causes de la catastrophe.La lettre demande en outre que la France affrète un vol pour que les familles endeuillées puissent se rendre aux Comores."Tant que nous n'aurons pas les résultats de cette commission d'enquête, aucun vol ne partira de Marseille", a affirmé Saïd Ahamada, président de la Chambre de commerce franco-comorienne dans cette ville.

Dans la journée, dans une ambiance tendue, une chaîne humaine avait été formée par des femmes en tenue traditionnelle devant les guichets d'enregistrement. Une personne qui essayait de faire accéder des passagers aux guichets a été violemment expulsée par la foule et une journaliste vidéo de l'AFP a été violemment prise à partie par une dizaine de manifestants.

Le président du Conseil représentatif des associations noires (Cran) Patrick Lozès a fait part jeudi d'un sentiment d'injustice qui anime la communauté comorienne et plus largement la communauté noire en France depuis l'accident de l'A310."On a un sentiment de deux poids, deux mesures", a-t-il dit. "Le gouvernement français savait que beaucoup de ses ressortissants vont voir leurs familles en Afrique ou aux Antilles dans des avions poubelle. Sa responsabilité est engagée", a-t-il estimé.


# Posté le vendredi 03 juillet 2009 09:14

Yemenia a "de gros efforts" à faire pour éviter la liste noire

Yemenia a "de gros efforts" à faire pour éviter la liste noire
Secrétaire d'État français aux Transports, Dominique Bussereau

La compagnie Yemenia, dont un Airbus A310 s'est abîmé mardi près des Comores, a "de très gros efforts à accomplir" si elle ne veut pas faire partie de la liste noire des transporteurs aériens interdits, a dit vendredi le secrétaire d'État français aux Transports, Dominique Bussereau.

" Cette compagnie est sous étroite surveillance." À plusieurs reprises depuis l'accident, le secrétaire d'État a pointé du doigt des "anomalies inquiétantes" observées, notamment lors d'un contrôle en 2007, sur l'appareil A310-300 qui s'est écrasé. Yemenia a par ailleurs indiqué jeudi soir qu'elle suspendait " dès à présent " ses vols au départ et à destination de Marseille, "pour une durée indéterminée".

Par ailleurs, la liste noire des compagnies interdites a également annoncé la mise en ligne sur le site internet de la Direction de l'aviation civile (DGAC) de la liste noire des compagnies interdites. "Jusqu'à présent cette liste noire était peu connue. Dès la mi-juillet, chaque voyageur pourra connaître exactement la liste et également les audits que font les autorités mondiales de l'aviation civile sur chaque pays", a expliqué le secrétaire d'État.

Quant à l'AF447, qui s'est abîmé en mer le 1er juin entre Rio et Paris, Dominique Bussereau a confirmé que "les recherches des boîtes noires se poursuivront jusqu'aux alentours du 10 juillet par des moyens classiques". "Et, si après le 10 juillet, on ne les a pas retrouvées, on continuera de les chercher avec des sous-marins et avec d'autres moyens", a-t-il poursuivi, tout en reconnaissant que les chances de retrouver les enregistreurs de vol sont "assez faibles ".

As- DRTT
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le vendredi 03 juillet 2009 04:45

Discours du Chef de l'Etat à l'issue du crash

Discours du Chef de l'Etat à l'issue du crash
C'est avec affliction et beaucoup de tristesse que je m'acquitte du pénible devoir de m'adresser à vous aujourd'hui, à la suite du drame survenu à notre pays, après le crash du 30 juin dernier.

Cette catastrophe, qui a causé 153 disparus et qui s'inscrira parmi les plus grandes catastrophes aériennes, la plus grave qu'ait jamais connu notre pays, endeuille aujourd'hui nos familles, nos villes et villages et l'ensemble de nos iles.

Je voudrais ainsi, en tant que Chef de l'Etat, présenter mes sincères condoléances aux familles qui ont perdu les leurs, aux proches et aux amis des victimes ainsi qu'à tous les citoyens comoriens et ceux des autres nationalités, qui ont été durement frappés par cette tragédie. Je prie pour que Dieu protège notre pays des catastrophes.

Je saisis cette occasion pour rappeler que ce qui vient de se passer était écrit, car en tant que croyants, nous devons nous plier à la volonté et aux décrets divins
.Chacun d'entre nous, aurait pu se trouver dans cet avion. J'ai moi-même pris cet avion à plusieurs reprises, mon épouse et mes enfants également. Des commerçants, des étudiants et de nombreux comoriens ont, à un moment ou un autre, pris cet avion. Le destin a voulu que ce soient ceux qui l'ont pris aujourd'hui qui périssent.Aussi, en tant que croyants, incombe-t-il à chacun de nous de ne rien dire, ni faire qui puisse offenser Le Seigneur.

Mes frères,

Notre pays est en deuil. Toutefois, cela ne signifie guère ne pas chercher les causes de cette catastrophe. C'est pourquoi, j'ai écouté les uns et les autres, visité les lieux où s'organisent les secours et constatés que malgré l'avancée des recherches, aucun corps n'a été repêchée, sauf l'enfant miraculé que Dieu a voulu dans sa miséricorde sauver, cette unique rescapée, secourue par des comoriens alors qu'aucun secours extérieur n'était présent.

Mes chers compatriotes,

Je vous annonce que notre pays entame à compter d'aujourd'hui, un deuil de 30 jours que nous nous devons d'observer et de respecter, en priant, en lisant le Saint Coran pour que nos enfants, pères, mères, frères et s½urs disparus, entrent au paradis.Sans exclure la possibilité de retrouver d'autres rescapés, je voudrais apporter du réconfort aux c½urs des familles, des proches et des amis des disparus et leur rappeler que l'Islam accorde la dignité de martyrs à certaines catégories de personnes qui meurent dans l'agrément de Dieu et parmi eux, la femme qui meurt en accouchant et le naufragé. Ainsi, ceux qui sont morts dans cet accident sont des martyrs.

Dieu éprouve ainsi les hommes. Aucun de nous ne connaît sa fin, ni où, ni comment il périra. Personne ne sait s'il mourra dans son lit, à l'hôpital, dans un accident, sur un bateau ou dans un avion. En tous les cas, l'homme doit accepter son destin et se plier à la volonté divine. J'ai en mémoire l'exemple de cet allemand qui, à cause d'un retard, n'a pas pris l'Airbus accidenté au large du Brésil mais qui mourra dans un accident de voiture juste après. Que Dieu nous accorde une bonne fin.

Je voudrais enfin, en tant Chef de l'Etat, remercier les efforts déployés par le Gouvernement et par tous les Comoriens, notamment les pêcheurs, les habitants des villages, les scouts et toutes les équipes de secours ainsi que nos forces armées et de police, qui ont fait face et qui continuent à travailler avec bravoure et sacrifice, pour apporter les secours et faire aboutir les recherches.

Je remercie également le Gouvernement français, le Gouvernement américain et le Gouvernement yéménite pour l'aide qu'ils nous apportent et la réponse prompte qu'ils ont donné à notre appel.

De notre côté, je voudrais appeler chacun à éviter de faire une exploitation politicienne de cet accident. Il faut respecter les familles qui ont perdu leurs proches. Il faut respecter les nombreuses vies perdues et que nous déplorons, parmi lesquelles, celle d'un des membres du gouvernement que j'ai récemment nommé, qui a disparu dans cet accident.

Dans les heures et les jours qui viennent, nous allons intensifier les recherches pour retrouver les corps, les rendre aux familles pour qu'ils reçoivent une sépulture. Nous devons renforcer les recherches également pour trouver la boite noire de l'avion afin d'expliquer cet accident. C'est pourquoi, j'ai lancé un nouvel appel au monde pour qu'on nous apporte plus d'aide et de moyens.

Mes chers compatriotes,

Je vous demande de la patience et de l'endurance, Adonnez-vous au e repentir, à la lecture du Saint Coran et l'invocation, car après l'épreuve vient le réconfort.Certes, nous devons connaître la vérité et chercher à protéger nos personnes et nos biens mais en même temps, nous devons nous rappeler que rien n'arrête les décrets divins et que personne ne maitrise sa fin.Je sais qu'aujourd'hui, de nombreux comoriens sont inquiets et hésitent à prendre l'avion mais j'exhorte chacun à reprendre ses activités et à voyager car personne ne mourra que là où Dieu aura décidé qu'il meurt. La leçon de cette jeune fille rescapée en est la parfaite illustration.


Je renouvelle aux familles, aux nationaux et aux étrangers éprouvés, mes sincères condoléances.Je renouvelle à la France notre désir d'unir nos efforts aux leurs, pour connaître la vérité.Que Dieu pardonne à ceux qui sont partis et protège ceux qui restent.
Paix et Salut au Prophète
# Posté le vendredi 03 juillet 2009 03:21

COMMUNIQUE du Mouvement de la Jeunesse Comorienne de France

COMMUNIQUE  du Mouvement de la Jeunesse Comorienne de France

Le Mouvement de la Jeunesse Comorienne de France
, a appris avec consternation le crash de l'Airbus A310 de la compagnie Yeménia au large des Comores, lequel  transportait à son bord 153 passagers de  différentes nationalités dont la majorité était des Comoriens et des Français.

 IL est, à l'instar de tous les Comoriens des quatre îles et de la Diaspora, choqué et  endeuillé par  ce drame national.

IL voudrait, à travers ce communiqué, présenter ses condoléances aux familles des victimes de ce crash et aux pays ayant des concitoyens péris.

IL appelle au recueillement et à la communion et, à plus de patience et de solidarité, pendant cette phase difficile de l'histoire des Comores.

 Le Mouvement de la Jeunesse Comorienne de France exprime sa gratitude aux pays amis et aux Organisations qui ont exprimés leur solidarité à l'égard du peuple comorien, à travers leurs messages de soutien et de sympathie et, leur assistance technique et matérielle.

IL remercie le peuple comorien et les Organisations comoriennes pour leur comportement responsable pendant cette épreuve difficile et leur mobilisation aux côtés des familles endeuillées et sinistrées.

Le Mouvement de la Jeunesse Comorienne de France regrette le laxisme, l'indifférence et la légèreté avec lesquels les autorités comoriennes compétentes gèrent la problématique du transport aérien entre les  Comores et le reste du monde .

Le Mouvement de la Jeunesse Comorienne de France dénonce le comportement irresponsable des  autorités comoriennes face à cette catastrophe et leur demande d'en tirer les leçons, se remettre en cause dans la gestion des affaires de l'Etat et remettre la souveraineté au peuple.

IL dénonce, plus particulièrement, l'insouciance du Chef de l'Etat qui a préféré continuer son séjour à Syrte, en Lybie dans le cadre d'un Sommet ordinaire de l'Union Africaine et faire attendre son éventuel retour au pays pour décréter un deuil national à l'issue de la tragédie.

IL regrette la complaisance et les déclarations contradictoires, éphémères et superficielles du vice-président des Comores en charge du Transport et du Tourisme.

IL exige l'ouverture immédiate d'une enquête internationale pour parvenir à la vérité et déterminer les responsabilités des différentes parties, notamment, Yemenia, Airbus,  OACI, les départements des aviations civiles du Yémen, des Comores et de  France.

IL exige l'ouverture d'une information judiciaire au Parquet de Moroni et prendre, en conséquence, des sanctions à l'encontre des responsables défaillants et complices aux Comores dans le cadre de la gestion calamiteuse de cette affaire.

Le Mouvement de la Jeunesse Comorienne en France se réserve le droit de se constituer partie civile auprès des familles des victimes afin de porter plainte contre le gouvernement Comorien pour non assistance à personne en danger.
Fait à Paris le 2 juillet 2009




[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le jeudi 02 juillet 2009 11:02
Modifié le jeudi 02 juillet 2009 11:34