L'Union africaine : politique, ambitions et des contraintes

L’Union africaine : politique, ambitions et des contraintes
Le haut dirigeant libyen Mouammar Al Kadhafi, ancien président de l'Union africaine, vêtu d'une jellabah noir et coiffé d'une toque noire à Addis-Abeba

Face à l'instabilité chronique et aux conflits endémiques

Le 14e Sommet de l'Union africaine s'est clos à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne, le 2 février dernier. Comme toujours, il a été question des sujets qui préoccupent les Africains, gouvernants et gouvernés, tels que le développement et les conflits. Les débats se sont toutefois concentrés sur l'opportunité des TIC en Afrique : défis et perspectives pour le développement. Autre singularité du sommet, la fin du mandat du président en exercice de l'Union, le Guide libyen Mouammar Kadhafi.Egalement à l'ordre du jour, l'épineuse question budgétaire de l'Union et la transformation de la Commission de l'UA en «autorité», dont le principe avait été adopté lors du dernier sommet des chefs d'Etat à Syrte, en juillet 2009, mais dont les contours restent flous.

Les sujets politiques sont et demeurent d'une importance capitale, d'autant qu'une dizaine d'élections présidentielles auront lieu au cours de cette même année.

L'Afrique politique

Faisant le bilan de ces six derniers mois, le président de la commission de l'Union africaine, Jean Ping, estime que les améliorations concernent la préparation des élections générales au Burundi, l'accalmie en Centrafrique (même si l'opération de démobilisation, de désarmement et de réinsertion n'a pas encore débuté), le rétablissement de la légalité en Guinée-Bissau, la stabilité aux Comores (en soulignant la nécessité d'organiser des élections) et les progrès réalisés en République démocratique du Congo dans le cadre des Accords de Goma de mars 2009. En revanche, les points de tension aiguë concernent plusieurs coups d'Etat en six mois, les situations critiques au Niger, ainsi qu'en Guinée et à Madagascar, deux pays suspendus de l'organisation. Les deux chefs d'Etat ne siègeront donc pas aux côtés de leurs homologues, mais des délégations sont néanmoins attendues à Addis-Abeba. A cela s'ajoute la précarité de la présence de l'UA en Somalie et au Soudan.

Face à cette multitude de tensions politiques internes, l'Union africaine a décidé d'une nouvelle approche basée sur le principe de la tolérance zéro des coups d'Etat et d'imposer des sanctions aux pays instigateurs ou sympathisants des changements anticonstitutionnels dans les pays membres. Cette tolérance zéro devra s'appliquer aussi à tout type de «violations des normes démocratiques dont la persistance ou le recours pourraient déboucher sur des changements inconstitutionnels». Après trois jours de travaux, l'UA annonce s'être dotée d'instruments juridiques nécessaires pour lutter contre les changements anticonstitutionnels de régimes politiques.

Ces mesures comprendront des sanctions économiques punitives, l'exclusion, en plus d'un appel à la non-accréditation des autorités de fait dans les organes internationaux non-africains, dont les Nations unies. Pour que ces mesures soient effectives, tous les Etats doivent ratifier la Charte africaine sur la démocratie, les élections et la gouvernance qui renforce les dispositions sur les changements anticonstitutionnels de gouvernement. L'UA invite aussi ses membres à respecter le principe de la légalité et à s'en tenir à leurs propres Constitutions nationales, «spécialement quant à l'introduction de réformes constitutionnelles»... qui peuvent créer des «situations tendues qui, à leur tour, peuvent déboucher sur des crises politiques». L'allusion est claire. Elle fait référence aux nombreux amendements constitutionnels visant à maintenir un président en place après qu'il a épuisé le nombre légal de mandats.La coopération institutionnelle au sein de l'Union est importante mais ne peut pas suffire et encore moins pallier les déficits de coopération entre les Etats.

Les spécialistes jugent l'échange d'informations entre les services de renseignement très insuffisant, même si des efforts méritent d'être signalés. Ainsi en Afrique de l'Ouest la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a-t-elle mis en place des mécanismes de prévention et de régulation des conflits. La force d'interposition Ecomog, l'Accord de non-agression et d'assistance en cas d'agression extérieure contre l'un des pays membres, le Conseil des sages et d'autres structures, constituent des initiatives intéressantes. D'autres organisations comme la Communauté des Etats sahélo-sahariens (CEN-SAD) ont inclus dans leur programme d'action, la lutte contre la criminalité. L'Union du Maghreb arabe devrait, en théorie, constituer un outil de lutte contre le terrorisme dans la sous-région, s'il fonctionnait correctement. Ou si elle fonctionnait tout court. La faiblesse des initiatives régionales et sub-régionales laisse poindre de façon encore plus voyante la présence de puissances extra-régionales, notamment des Etats-Unis et de l'Union européenne. En lançant en 1997 le programme «Renforcement des capacités pour le maintien de la paix en Afrique» (Recamp), la France avait pour objectif de former, d'entraîner et de soutenir les pays africains pour être en mesure de faire face au fléau de l'insécurité.

De leur côté, les Etats- Unis ont lancé en 2003 l'initiative «Pan-Sahel» qui a permis d'équiper les armées du Mali, de la Mauritanie, du Tchad et du Niger dans leur lutte contre le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), une branche d'El Qaïda.Mais toutes les critiques relevant de la oopération sécuritaire ne pourront jamais remplacer le fond du problème qui est avant tout de l'ordre de la gouvernance politique. Legré Koukougnon, administrateur civil, secrétaire général de la préfecture d'Abidjan dira à ce sujet : «La prescription de règles ou de normes et leur stricte application dans la gestion des affaires publiques ou privées par les structures qui en ont la charge» est indissociable de la sécurité du pays. Cette gouvernance implique la transparence, la rigueur, la responsabilité, la communication et la participation de tous au processus décisionnel et au suivi de l'exécution des tâches dans l'intérêt majeur de la population.

L'Afrique des crises

Les mesures décidées par l'UA suffiront-elles à endiguer, à défaut de résoudre, l'instabilité chronique du continent ? Rappelons que sur les crises politiques se greffent des crises alimentaires, sanitaires et écologiques comme les sécheresses, auxquelles il faut ajouter la piraterie sur les côtes maritimes (50% des actes de piraterie recensés à travers le monde se déroulent en Afrique et singulièrement sur les côtes somaliennes et nigérianes), la criminalité ransfrontalière et les groupes armés qui y sévissent, notamment dans la bande sahélo-saharienne.

Toutes ces crises naissent, s'aggravent et dégénèrent dans un contexte politique marqué par la mauvaise répartition des ressources du pays, les disparités régionales criantes qui accentuent les clivages et les frustrations ethniques ainsi que le mauvais règlement de litiges d'ordre foncier, territorial ou religieux. Les conflits territoriaux touchent 1 pays sur 3 en Afrique, affirme Abdoulaye Diallo du Sénégal, et sont causés par le morcellement des pays africains à l'époque coloniale. La menace terroriste pourrait être accentuée par la pauvreté endémique. Dans ce contexte, les ressources minières et énergétiques sont de plus en plus un facteur aggravant. Selon le Camerounais Aboya Endong, la découverte de l'or noir sur les côtes du golfe de Guinée en a fait une véritable zone géostratégique qui suscite toutes les convoitises, aussi bien celles de certaines puissances émergentes que celles des pirates. L'expert a également fait remarquer que c'est dans cette même sous-région que les chefs d'Etat battent tous les records de longévité au pouvoir.Ce pays est à trois mois des élections générales et à un an d'un référendum sur une éventuelle indépendance du Sud.

D'ailleurs, une réunion uniquement consacrée au Soudan s'est tenue en marge du sommet, à l'initiative de Ban Ki-moon et Jean Ping, avec le résident soudanais Omar El Béchir, le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi, et les présidents d'Afrique du Sud, du Nigeria, du Tchad et de l'Algérie. Une mobilisation intervenant tard, selon certains membres de la délégation soudanaise qui estiment qu'elle aurait dû arriver beaucoup plus tôt. Pour Akwei Bona Malwal, il est trop tard. «Nous avons demandé depuis longtemps à la communauté internationale de se mobiliser, mais maintenant les gens se sont fait leur opinion au Sud-Soudan. Ils sont en faveur de l'indépendance... La communauté internationale peut toujours s'impliquer pour aider les deux parties à faire face à l'après-référendum de manière pacifique».

La Libye a estimé pour sa part dimanche que le Sud avait le droit de se dissocier du Nord par référendum, mais [qu']il y avait des dangers pour le Sud. «Le risque de guerre est plutôt entre les gens du Sud qu'entre le Nord et le Sud. Ils ont des différends sur la terre, les points d'eau, et cela entraîne déjà des combats. S'ils venaient à l'indépendance, ce serait un micro-Etat qui susciterait la convoitise de ses voisins.» Pour rappel, le Nord, majoritairement musulman, et le Sud, en grande partie chrétien, ont mis fin en janvier 2005 à 21 ans de guerre civile. L'accord de paix global (CPA) a permis la création d'un gouvernement semi-autonome au Sud-Soudan et prévoit la tenue en avril des premières élections, présidentielle, législatives et régionales multipartites depuis 1986 au Soudan et un référendum en janvier 2011 sur l'indépendance du Sud.

L'Afrique de l'économie

Ce n'est pas une surprise, le Nepad (Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique) a été définitivement intégré dans les structures de l'Union africaine, conformément aux recommandations faites lors du sommet d'Alger en 2007. Une agence d'exécution du programme du Nepad sera créée avec un siège en Afrique du Sud.Difficile de parler de développement sans aborder les prévisions en ce sens. Le président de la Banque africaine de développement (BAD), le Rwandais Donald Kaberuka, s'est déclaré optimiste sur la reprise de la croissance économique en Afrique. Ainsi table-t-il sur une croissance entre 4,5 et 5% en 2010 pour le continent et environ 6% en 2011, grâce notamment à la reprise des exportations et au maintien des prix des produits agricoles comme le café ou le cacao. S'agissant des risques de surendettement de l'Afrique, il relève que, dans le passé, l'Afrique s'est endettée pour l'amélioration du bien social public, donc des projets sans capacité rapide de remboursement.

En revanche, la Chine investit dans les infrastructures qui créent des dynamiques commerciales et de développement, ce qui minimise le risque d'endettement sur le long terme. A cela s'ajoutent les investissements du Brésil, de l'Inde et des pays du Golfe.Comme cité plus haut, les nouvelles technologies ont fait partie de l'ordre du jour de ce sommet. L'ordinateur représente désormais un enjeu stratégique pour les entreprises et un outil de développement pour les États. Les banques et les opérateurs télécoms africains sont de grands onsommateurs d'informatique. Le e-banking, le m-banking et l'Internet mobile connaissent une croissance exponentielle.

Les programmes de gouvernance électronique (e-gouvernance), adoptés par la majorité des pays africains, et le développement de l'éducation ont aussi augmenté les besoins en termes informatiques.Or, avec un ratio moyen de neuf ordinateurs pour 1 000 habitants, l'Afrique aiguise les appétits des majors mondiales de l'informatique. «Le marché africain de l'informatique devient très dynamique grâce à une croissance économique rapide tirée par les réformes économiques et l'augmentation des investissements directs étrangers.» Ce n'est pas un homme politique qui le dit, mais un rapport sur les perspectives des TIC en Afrique à l'horizon 2013, publié récemment par le cabinet d'études International Data Corporation (IDC). A titre d'illustration, IBM a lancé une offensive afin de concurrencer Microsoft en Afrique, proposant des prix deux fois moins élevés. HP a investi le marché africain depuis longtemps, ce qui lui vaut aujourd'hui un positionnement de leader incontesté sur ce marché, souligne Fouad Jellal, directeur pour l'Afrique francophone de Hewlett-Packard (HP). Le leader mondial de l'industrie du matériel informatique (19,3% du marché mondial et 59 millions de PC vendus), vient de lancer un projet baptisé HP-African Opportunity.

Le but ? Accroître sa présence sur le marché informatique africain pour peser 4,5 milliards de dollars en 2010. En plus des antennes au Maroc et en Egypte et des 14 000 partenaires distributeurs, HP a ouvert, fin 2009 à Tunis, un centre d'assistance pour ses clients en Afrique et au Moyen-Orient. A l'horizon 2011, le groupe envisage d'ouvrir des représentations en Côte d'Ivoire et en Libye. A l'instar d'Oracle, Dell et HP, IBM vient également d'étoffer son réseau de distribution sur le continent en confiant une part de sa distribution à CFAO Technologies, aujourd'hui active dans 22 pays africains. D'autre part, les sociétés de services en ingénierie informatique (SSII) les plus en vue dans le monde se livrent à une course serrée pour l'enracinement sur le continent.

Des fleurons comme Accenture, Unilog ou Capgemini ont créé ces dernières années des filiales africaines pour être plus proches de leurs clients. Finalement, ce regain d'activités confirme que les investissements ne sont pas toujours conditionnés par une stabilité politique bien ancrée, tandis que les investisseurs savent s'adapter aux gouvernants peu légitimes, aux législations changeantes, pour peu que les contrats puissent être signés.

Par Louisa Aït Hamadouche
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# Enviado el martes 09 de febrero de 2010 19:17

Des Comoriens réussissaient à obtenir des cartes d'identité à l'aide de faux papiers !

Des Comoriens réussissaient à obtenir des cartes d’identité à l’aide de faux papiers !
Ils multipliaient les faux papiers pour en obtenir de vrais. Ce réseau de faussaires comoriens vient d'être démantelé par la police aux frontières (Paf) du Gard. Une enquête préliminaire, démarrée durant l'été 2009 entre Nîmes et Alès, a abouti tout récemment.
Pour les nécessités des investigations, l'affaire est restée secrète jusqu'à fin janvier quand une dizaine de personnes a été interpellée à Nîmes et à Marseille. En tout, quatre hommes ont été incarcérés dans cette affaire de fraude documentaire en bande organisée. Août 2009, la Paf vient d'apprendre que des dossiers de cartes d'identité déposés à Alès semblent alimentés par d'étranges actes de naissance établis dans des communes de Mayotte (territoire français).
Les policiers grattent et découvrent qu'à Nîmes aussi, des dossiers similaires sont en attente. Tous ont pour point commun d'être alimentés par des faux de toutes pièces : faux actes de naissance, fausses factures EDF, fausses attestations d'assurance. Et pour couronner le tout, l'enquête démontre que systématiquement les actes de naissance sont bidonnés avec des faux tampons de villes de Mayotte (Sada, Tsingoni, Mamoudzou).
Mais les sceaux de la République française de cette zone de l'océan indien ne sont pas familiers des services d'état civil de métropole. Et dans bien des cas, les faussaires ont berné les administrations. Ce qui permettait à des ressortissants comoriens d'obtenir la nationalité française (l'île des Comores est proche de l'île de Mayotte, NDLR). A la fin de l'été 2009, la singularité de l'affaire conduisait Stéphane Bertrand, le procureur adjoint de Nîmes, à ouvrir une information judiciaire.
Le juge d'instruction, Lionel Mathieu, alors chargé du dossier, délivre une commission rogatoire. Laquelle permettait d'établir qu'une centaine de dossiers faisandés ont été déposés à Nîmes, Montpellier, Alès, Marseille, Bordeaux, Nice, Foix, Pamiers, Montauban, Poitiers, Mâcon, Bourg-en-Bresse, Saint- Étienne, le Puy-en-Velay...
Les filatures, les écoutes, ont permis de troubler le manège des faussaires qui avaient installé leur atelier de fabrication à Marseille. Il était assez simplement équipé avec des ordinateurs, un scanner et une bonne imprimante. Le tout permettait la falsification des factures EDF ou celles des faux actes de naissance ; certifiés par des tampons plus vrais que nature.
C'est dans la cité phocéenne, où réside une importante communauté comorienne, que les faussaires "travaillaient" avec des rabatteurs et des accompagnateurs. Ces derniers guidaient les Comoriens dans leurs démarches et allaient jusque dans les mairies récupérer les papiers avec le demandeur. Le "kit carte d'identité" était facturé entre 1 000 et 3 000 ¤. Ce joli coup de filet de la Paf sur ces officines pourrait, à terme, mettre au jour une fraude aux organismes sociaux.

Hocine ROUAGDIA du Midi Libre
Edition du lundi 8 février 2010

# Enviado el martes 09 de febrero de 2010 09:45

LA COLÈRE DES ÉLÈVES A FAIT VACILLER LE RÉGIME A MORONI

LA COLÈRE DES ÉLÈVES A FAIT VACILLER LE RÉGIME A MORONI

Le régime Sambi a vacillé ce lundi 8 février après de violentes manifestations estudiantines à Moroni. Elèves du public et du privé, rejoints par des enseignants et les marchands des deux marchés de la capitale, ont battu le pavé pour exiger du gouvernement comorien la satisfaction des revendications de l'intersyndical. Les slogans appelaient à la démission du ministre de l'Education nationale et au départ pur et simple du président Sambi, dont le souci majeur semble aujourd'hui de proroger son mandat jusqu'en 2013.

Il faut dire que les questions sociales sont devenues la cadette des préoccupations du régime au profit de man½uvres bassement politiciennes qui n'intéressent que les caciques du pouvoir. Au lendemain de son retour à Moroni, après le sommet de l'Union africaine, Sambi a évacué le sujet du moment (la grève dans l'enseignement) pour insister sur le prétendu quitus que lui aurait accordé Jean Ping pour continuer son ½uvre de mise à sac et de pillage de notre pays.

Aujourd'hui, nul besoin d'être clerc pour constater que le fossé entre les préoccupations quotidiennes des Comoriens et les priorités du gouvernement ne cesse de se creuser. Le président a lui-même donné la meilleure illustration en août dernier en avouant publiquement ne pas savoir si les fonctionnaires comoriens étaient payés ou non.

Cette fois, le gouvernement se heurte à un roc, puisque, malgré les promesses mielleuses du régime en place, il n'entend pas reprendre le chemin des classes tant qu'il n'aura pas obtenu gain de cause. Selon un fonctionnaire du ministère des Finances, il suffirait que le président Sambi renonce à quatre voyages pour répondre aux exigences légitimes de l'intersyndical.

Il faut dire que, pour peu que le pouvoir fasse preuve d'une gestion rationnelle des finances publiques, l'on pourrait répondre aux revendications des enseignants. Malgré tout, ce n'est pas le cas. Les douanes, première source de devises de l'Etat, sont transformées en vache à lait pour les proches du pouvoir.

inoussa blog

# Enviado el martes 09 de febrero de 2010 01:46

Affaire de l'école hantée de Mohéli

Affaire de l’école hantée de Mohéli
Les écoles nouvellement construites et inaugurées à Mohéli par le président Sambi

Les choses se compliquent

« Venez avec moi cet après midi, je vais vous montrer le secret » aurait annoncé une jeune fille en état de crise épileptique encore ce jeudi en pleine cérémonie religieuse, la 3ème en deux semaines. La reprise des cours prévue lundi dernier a du finalement être reportée, au mercredi pour des raisons de précaution suite aux événements de mardi et jeudi de la semaine passée [lire nos précédentes dépêches].

Mais c'était une reprise pour les garçons seulement supposés invulnérables dit-on. Les filles quant à elles, étaient appelées ce jeudi au domicile d'un des parents d'élève, situé à 600 m de l'école du mystère, chacune tenant de sa main une somme d'argent de moins de 500 fc (des pièces mais pas un billet) pour des invocations spéciales.

Ici, bien qu'éloignée de la zone de Baco Zingui (le célèbre fantôme de cette région) c'est encore la panique. La même scène se répète en pleine cérémonie religieuse, c'est encore la crise qui passe d'une fille à une autre. Cette fois-ci, elles se dirigent toutes en courant vers l'endroit où se trouve leur école hantée depuis plusieurs jours par un mystérieux fantôme. « J'avais pensé à un marathon féminin lorsque j'ai vu toutes ces jeunes filles courant en pleine route » témoigne à La Gazette un jeune homme qui se trouvait dans une voiture se dirigeant vers le centre ville en sens opposé, lors de la scène.

Quelques minutes après, nous nous sommes rendus sur les lieux de la manifestation religieuse, une voiture part en transportant des filles envoutées par le fantôme et une autre voiture accoste. Ici une jeune fille avec ses deux parents et deux membres de sa famille à ses cotés. L'on apprendra de son propre père que cette jeune fille avait exigé de ses parents, lorsqu'elle a été renvoyée chez elle suite à sa crise, qu'elle veut retourner à son école.

Ses parents étaient contraints d'exécuter les ordres de leur fille et une fois à quelques mètres de l'endroit, la fille a demandé de descendre de la voiture, et elle se dirigea vers le cimetière mais après quelques agitations, elle s'est écroulée au sol. « Elle nous a dit que si vous envoyez votre fille là bas, je ne la lâcherai jamais » nous raconte son père très inquiet du sort de sa fille alors qu'il a encore une deuxième fille dans cette école privé de Fomboni.

Un instituteur retraité vient ensuite de nous témoigner qu'une jeune fille en pleine crise hystérique vient de confirmer que dans le fossé utilisé au WC de cette école, on avait trouvé des squelettes d'être humain, on les a fait sortir mais il y en resterait encore.

Un élève de la classe de 3ème confirme qu'il y a une fille parmi celles qui manifestent chaque fois cette crise, que lorsque le moment arrive, toutes les autres filles en crise se montent contre cette fille car selon elles, cette dernière « détient le secret ». Et aujourd'hui, la détentrice du secret a appelé, selon cet élève de 3ème tous les élèves de l'établissement à se joindre à elle à 14h ce jeudi, dans l'établissement, pour leur révéler la confidence. Le rendez vous fut donc donné et communiqué à tous les autres.

Une décision en tout cas vient d'être prise, selon nos sources encore officieuses, par les responsables de l'établissement, qui demandent en tout état de cause, que la presse ne s'en mêle pas. Les cours devaient reprendre dès ce vendredi pour tous les élèves de deux sexes, et pour celles qui sont atteintes, elles continueront à suivre leur traitement à la maison « pour ne pas envenimer complètement la situation et sauver l'école qui, actuellement, roule un peu en déficit », indique une source proche de l'affaire.

A l'heure où nous bouclions cette page nous venons d'apprendrez que la détentrice du secret vient à l'heure convenue d'ordonner une série de traitements après quoi elle a rassuré que désormais tout rentrera dans l'ordre et lundi les cours reprendront à la normale.



Mouayad Salim

# Enviado el lunes 08 de febrero de 2010 11:16

GRÈVE GÉNÉRALE DANS L'ENSEIGNEMENT.

 GRÈVE GÉNÉRALE DANS L'ENSEIGNEMENT.
Le gouvernement le dos au mur!

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La grève déclenchée par l'intersyndicale de l'enseignement a pris ce week-end une nouvelle tournure à MORONI.Vendredi,les femmes exerçant aux marchés ont fait une descente dans les rues de la capitale scandant le départ du ministre de l'Education nationale.Les femmes sont ainsi descendues dans les rues pour réclamer la poursuite du dialogue par le seul comité de suivi .Le gouvernement a blessé l'orgueil du corps enseignant dit-on ,car la loi des finances actuellement à l'examen à l'Assemblée ne tient pas compte des dispositions convenues en matière de grille indiciaire et d'avancement, conformément aux engagements paris dans le protocole,pour être mise en application des adoptions du budgets 2010.

Vendredi et samedi, plus d'un milier des étudiants -privés et publics- ont défilé dans la capitale pour leur mécontentement et on peut lire ,SAMBI doit partir. A ce jour,une grande manifestation a eu lieu aux heures qu'on parle avec aussi l'appui de plus de 80% des taxi-mans qui grèvent pour se solidariser avec les étudiants. Plus de 100 élèves sont descendus ou sont actuellement dans les rues de la capitale .Les élèves de terminale de l'enseignement privé ont interrompu leurs cours et ont rejoint leurs camarades du public en signe de solidarité.

Partis du lycée de MORONI ,les étudiants de l'école privée notamment ceux du Gymnase, école privée Abdoulhamid,AVENIR, Mouigni Baraka, ont manifesté dans les principales artères de la ville cette matinée .Ils ont barricadé les routes ,envahi les deux marchés pour faire partir les vendeurs ambulants. A cette heures,certains étudiants sont blessés et d'autres sous les mains de la gendarmerie nationale.

Parallèlement à cela depuis vendredi dernier,à partir de NIOUMADZAHA BAMBAO jusqu'à MORONI on peut lire sur les murs et les surfaces des routes goudronnées. "SAMBI NA LAWE". Même chose,on a pu lire aussi la liste des dames de SAMBI, même si c'est très honteux. :"BOURHANI ,1ère Dame de SAMBI" "DJANFFAR,deuxième Dame de SAMBI" DOSSAR,troisième de SAMBI,Hadjira,4ème Dame de Sambi....etc
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# Enviado el lunes 08 de febrero de 2010 11:02