Le Président Sambi, interpellé à élucider quelques questions qui préoccupent les Comoriens, n'aitpas froid aux yeux face à une représentativité de la diaspora comorienne, de dire qu'il a été « mal conseillé ».
Une expression qui lui revient souvent pour éviter de faire son mea culpa.
A entendre les dires du Président Sambi, le développement du pays passe à travers la diplomatie, en l'ccurrence la mendicité.
Que je sache, le Président Sambi en tête du pouvoir depuis mai 2006, avec ses amis qui ne viennent d'aucune
structure politique malgré la naïveté des Comoriens à élire ces gens de nul part, continue à sombrer le pays dans une chute vertigineuse en faisant croire aux Comoriens qu' l'ntérieur de son turban se cachent des mauvais serviteurs !
Une ambivalence pertinente, car le Président Sambi ne s’est jamais désencombré de ses amis parasitaires complices de son échec.
Force est de constater qu'après deux ans d'exercice, le Président Sambi ne manque pas l’audace de nous révéler que la tâche est beaucoup plus difficile qu’il ne se présente pas candidat à sa succession si un changement de la constitution intervenait. Les difficultés parmi lesquelles s’interposent pour la gouvernance de Sambi, il souligne au passage qu' un climat antagoniste s'opère entre le pouvoir exécutif de l'Union et le parlement qui ne vote pas ses projets de loi. Façon de prouver à sa guise, la position amorphe qu'obtempère le parlement.
• Le projet habitat qui fut un de ses plus grands titres lors de sa campagne présidentielle et qui a d'ailleurs séduit, si ce n'est que corrompre l'opinion comorienne, ne verra jamais le jour. Ses ailes reposent actuellement dans une banque d'investissement a-t-il dit. Un paradoxe sans équivoque quand il dit que le Comorien pourra souscrire un prêt pour construire sa maison sachant qu'à présent l'épicier du village a du mal à accorder le tout petit crédit d'une boîte de conserve à un salarié de l'Etat qui touchera son mensuel tous les huitièmes du mois.
• Relaxé dans son fauteuil, le Président Sambi, entouré de ses disciples, si je peux me permettre de faire allusion à son attitude à vouloir se faire comprendre de ses projets de développement, en impliquant forcement la volonté de Dieu, continue son allocution avec des termes bien précis sur la question de l'Ile de Mayotte, avec laquelle des émissaires du président Sarkozy sont venus récemment le rencontrer : Je n'ai jamais vendu Mayotte car je ne l'ai jamais possédée. Nous ne pouvons pas réintégrer l'île de Mayotte de la même façon que nous avons libéré l'île d'Anjouan. Sur ce, une diplomatie s'impose et bien sûr avec l'approbation des Maorais. Ma détermination à vouloir recevoir les émissaires de Sarkozy, ne revendique pas une mise à prix à l'île de Mayotte. Vous savez très bien que Mayotte est et restera toujours comorienne.
• Toujours plus démagogue qu'il l'était il y a deux ans avant de se faire plébisciter par le suffrage universel, le président aborde la question de 25000 (familles), certificats de nationalités comoriennes et passeports qu'il conçoit vendre à un Etat pour attribuer à ses concitoyens soucieux de leurs business. Ne vous inquiétez pas car nous allons faire affaire avec un pays qui est prêt à nous verser 4 millions de dollars par mois pendant deux ans, mais pas avec des particuliers vu que le pays a besoin d'argent et cela s'appelle opération nationalité de développement. Pour nous rassurer de l'efficacité de son plan business, le président confirme davantage que ce ne sont pas des gens qui vont habiter les Comores, comme s'il n'y avait pas suffisamment de places pour les accueillir.
Les Dieux sont tombés sur ma tête. Je ne pensais pas qu'un jour, mon beau pays puisse être exposé au marché aux puces malgré la fierté comorienne et aux risques des actions douteuses pouvant l'assimiler à des tentations illicites, frauduleuses ou terroristes. Qui dira le contraire sachant que les soldats de la fortune ou les fous de Dieu utilisent le même procédé pour parvenir facilement à leurs fins ? De telles pratiques n'inspirent pas du tout à des valeurs républicaines. Et pourtant à titre d'exemple, lors d'un séjour que le Président Sambi a effectué aux Etats Unis, le cow boy a qualifié les Comores d'un Etat modèle dit-il avec un sourire rassurant. Pour apporter plus de poids à sa vision des choses, le Président Sambi, ignore l'ambiguïté de son imbroglio quand il insinue que tout pays peut accorder la nationalité à qui, il veut.
Voyons bien les choses. Certes, la logique est absurde car dans son discours il ne s'agit pas d'accorder un droit d'asile, non plus un droit de séjour, mais de vendre une identité nationale à des inconnus dont on ignore leurs antécédents.
A l'instar des choses, on comprend parfaitement que le prétendant sauveur de la nation, son excellence M. le Président Mohamed Abdallah Sambi, serait en mesure de brader quelques nationalités pour réaliser son programme jusqu'à maintenant classé aux oubliettes.
Tant qu'il y aura des rêveurs solitaires pour gouverner notre pays, les Comores survivront à un rythme somnambule.
M’nemoi Ahamed Doudou